Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Haute-Saône : autorisation des tirs de nuit pour protéger les cultures des ravages des sangliers

Invitée par la FDSEA de Haute-Saône à rencontrer les agriculteurs victimes des dégâts causés par les sangliers sur leurs cultures, la préfète de Haute-Saône fait une réponse au cas par cas. A Colombier près de Vesoul, elle autorise les tirs de nuit.

Rencontre dans un champ face aux dégâts des sangliers.
Rencontre dans un champ face aux dégâts des sangliers. © Radio France - Jean-Francois Fernandez

C'est un problème récurrent : les dégâts des sangliers sur les cultures des agriculteurs. A Colombier, prés de Vesoul, la préfecture de Haute-Saône autorise désormais les tirs de nuit pour protéger les cultures. Selon les départements ces dégâts sont plus ou moins importants. Cela dépend de la population de sangliers, mais aussi parfois de la façon dont est gérée la chasse sur ces territoires. 

La FDSEA de Haute-Saône a invité la préfète de Haute-Saône à une rencontre directement dans des champs retournés par des sangliers avec les témoignages des agriculteurs concernés.  

Le mal être des agriculteurs

Face à la préfète, Fabienne Balussou,  des témoignages d'agriculteurs à bout qui n'en peuvent plus. "Ça fait trois semaines que ça dure. Ça fait trois semaines que ma pâture est dévorée. Il y en avait 20 ares, aujourd'hui il y en a un hectare. Vous me dites que vous êtes réactifs, où est la réaction dans ça ?"

Moi, je n'en peux plus. Je suis à bout, au bord de faire des conneries"

Un autre agriculteur doit faire ses semis de maïs en mai. Il sait déjà que la quasi totalité de son champ va être retourné. Il a pourtant besoin de ce maïs pour nourrir ses bêtes l'hiver prochain.

Des témoignages comme ceux-ci, il y a en a de plus en plus.

Dégâts des sangliers sur les cultures.Ici , un champ à Colombier près de Vesoul retourné par des sangliers.
Dégâts des sangliers sur les cultures.Ici , un champ à Colombier près de Vesoul retourné par des sangliers. © Radio France - Jean-Francois Fernandez

Le système d'indemnisation

Il faut savoir que face à ces dégâts de sangliers, un système d'indemnisation à été mis en place. Les fédérations de chasse reversent aux exploitants agricoles des indemnités en fonction des dégâts expertisés. Ces budgets colossaux d'indemnisation de dégâts des sangliers, les fédérations de chasse les trouvent dans les cotisations des cartes de chasse et les bracelets que doivent acheter les chasseurs pour chaque bête tuée. Mais ce que veulent les agriculteurs, ce ne sont pas des indemnités, ils veulent juste que les chasseurs tirent sur les sangliers. Mais la période de chasse est terminée depuis fin mars.

Thierry Chalmin Président de la Chambre Agriculture de Haute-Saône face à la préfète Fabienne Balussou. A ses cotés, des louvetiers
Thierry Chalmin Président de la Chambre Agriculture de Haute-Saône face à la préfète Fabienne Balussou. A ses cotés, des louvetiers © Radio France - Jean-François Fernandez

Autorisation de tirs de nuit

Thierry Chalmin le président de la chambre d'agriculture explique que "la chasse est un loisir, agriculteur est un métier. Quand un terrain de foot est retourné par des sangliers tout le monde s’émeut. Les agriculteurs on laisse traîner depuis des années."

Après avoir rappelé les différents outils à disposition qui ont déjà été déployés face à ce problème, Fabienne Balussou préfète de Haute-Saône explique que la réponse doit être au cas par cas. Pour l'agriculteur de Colombier et son champ retourné, elle autorise les tirs de nuit. Un peu comme cela s'était passé pour le loup, les louvetiers vont être autorisés à tirer pour protéger les cultures.

Le président de la Chambre d'Agriculture aimerait que le sanglier soit déclaré "nuisible" pour les cultures, ce qui permettrait aux agriculteurs de pouvoir les tirer hors période de chasse.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess