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Agriculture - Pêche

Haute-Vienne : Saint-Yrieix-la-Perche a désormais son marché au cadran

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Par , France Bleu Limousin

Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) a un nouvel outil pour vendre ou acheter du bétail : un marché au cadran. Ce sont des enchères anonymes qui ont lieu désormais tous les lundis. Mais le bilan de la toute première vente est un peu mitigé.

Pour le premier jour d'enchères, 220 bêtes ont été proposées à la vente.
Pour le premier jour d'enchères, 220 bêtes ont été proposées à la vente. © Radio France - Cyrille Ardaud

Après un an et demi de travaux et 2,7 millions d'euros d'investissements, le marché au cadran de Saint-Yrieix-la-Perche a vu se conclure ses toutes premières ventes, lundi 16 décembre. C'est en fait un outil de ventes aux enchères : au centre de l’amphithéâtre les animaux défilent, et les acheteurs intéressés font monter les prix à l'aide d'un boitier électronique.  Pour cette toute première séance, 200 veaux, génisses et taurillons provenant de quelques quarante élevages ont été présentés.

Et les avantages de ce système sont nombreux, à en croire Céline Pignol, la directrice du marché au cadran : "Ce système va permettre aux vendeurs de proposer leurs animaux à un plus grand nombre d'acheteurs que ce qu'ils peuvent trouver sur leur ferme, et aux acheteurs d'avoir une diversité de produits en face." Elle poursuit : "Les éleveurs ont la garantie d'être payés sous 48 heures, ce qui est très avantageux par rapport à ce qu'ils peuvent connaitre aujourd'hui. Ça permet également de limiter les déplacements des acheteurs et de recréer un peu de dynamisme sur le territoire, avec un événement hebdomadaire dans le secteur. La filière viande est en crise, donc on a espoir d'avoir de la plus-value sur les animaux vendus par les éleveurs, et aussi de faire se rencontrer de nouveau les éleveurs et les acheteurs..." 

Une commission appliquée sur chaque vente

Dans les gradins, Benoît Fradin observe attentivement le bétail. Du premier coup d’œil, ce commerçant de bestiaux sait s'il va enchérir ou non : "Pour moi cette bête n'a pas sa place ici. Le filet n'est pas tout à fait monté, ce n'est pas une bête qui est finie. Pour moi, il faut pas tuer une bête comme ça. Là je ne vais pas enchérir."

Dans l'après-midi, il a acheté plusieurs vaches, des limousines, tout comme Didier Delage, pourtant un habitué des ventes de gré à gré, mais qui trouve tout de même quelques avantages à ce marché au cadran : "Là on a tout sur place. Pour nous, acheteurs, c'est bénéfique même si ça coûte un peu à l'achat." Un léger surcoût par rapport à la vente direct qui s'explique par une petite commission et des frais de dossiers qui s'appliquent lors de la vente.

Beaucoup de bêtes invendues

Dans le hall, sur un écran, des éleveurs suivent les enchères... Thierry Charliac et Joël sont déçus : "Les cours ne sont pas à la hauteur, on ne vend pas plus cher qu'à l'étable", démarre l'un. "C'en est même loin !", poursuit le second. "Ça va finir de nous mettre dans la misère ! Chez nous on les vend les génisses à 4€30 (le kilo équivalent-carcasse, ndlr) et là on n'y est pas. C'est misère de voir ça."

C'est avec ce boitier que les acheteurs peuvent se positionner anonymement sur les enchères. - Radio France
C'est avec ce boitier que les acheteurs peuvent se positionner anonymement sur les enchères. © Radio France - Cyrille Ardaud

Résultat, beaucoup d'animaux n'ont pas trouvé preneur, car les vendeurs peuvent refuser la vente s'ils estiment le prix trop bas. C'est donc un premier bilan contrasté pour Céline Pignol : "Ce n'est pas forcément représentatif de ce que l'on va connaitre par la suite. Mais il faudra une prise de conscience du monde agricole pour que ce nombre d'invendus ne soit pas trop important."

Des ventes auront désormais lieux tous les lundis avec environ 300 à 350 animaux présentés chaque semaine. Si pour le moment seuls les bovins sont vendus, les ovins devraient faire leur apparition d'ici la fin 2020. Le marché attend un volume de transactions d'environ 16 millions d'euros chaque année.

Réécoutez le reportage de France Bleu Limousin

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