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Agriculture – Pêche

Ille-et-Vilaine : les agriculteurs souffrent de la sécheresse

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Les agriculteurs de l'est et du sud de l'Ille-et-Vilaine souffrent toujours de la sécheresse et des pertes sont envisagées alors que l'ensilage du maïs n'a pas encore commencé. La plupart d'entre eux ne sont pas assurés.

Charles Fossé dans l'un de ses champs de maïs touché par la sécheresse à Langon en Ille-et-Vilaine
Charles Fossé dans l'un de ses champs de maïs touché par la sécheresse à Langon en Ille-et-Vilaine © Radio France - Loïck Guellec

Langon, Ille-et-Vilaine, France

La France continue de souffrir de la sécheresse. 87 départements sont concernés dont l'Ille-et-Vilaine. Des mesures de restrictions d'eau ont été prises dès le début de l'été par la préfecture. A Langon, près de Redon, Charles Fossé et son associé Olivier Blin constatent le mauvais état de leur maïs.  Pour nourrir leurs 90 vaches laitières en agriculture biologique, Charles Fossé et son associé ont de l'herbe, une quinzaine d'hectares de mélanges céréaliers et près de 20 hectares de maïs.

Des pertes à prévoir

En marchant le long de l'un de ses champs de maïs, Charles Fossé ne voit que des tiges sèches avec des grains qui ne sont pas à maturité "là on a du maïs qui fait 1 mètre à 1,50 mètre alors qu'il devrait faire entre 2 et 2,50 mètres. Normalement on devrait se cacher dans le maïs et ce n'est pas le cas cette année". Pour son associé, Olivier Blin, "le calcul est très simple, on perd entre 900 et 1000 euros par hectare et comme on a une vingtaine d'hectares de maïs, ça fait près de  20 000 euros de pertes".

Un maïs qui ne sera pas à maturité dans cette exploitation agricole de Langon en Ille-et-Vilaine - Radio France
Un maïs qui ne sera pas à maturité dans cette exploitation agricole de Langon en Ille-et-Vilaine © Radio France - Loïck Guellec

Moins d'énergie et moins de lait

Ce maïs de moins bonne qualité aura des conséquences sur l'alimentation de leurs animaux. "Le maïs sert à apporter l'énergie pour nos animaux" explique Charles Fossé "si on n'a pas cette énergie là, on aura un ratio pour nos vaches qui ne sera pas équilibré. L'état de nos animaux sera moindre, on aura moins de lait et on va perdre à la reproduction".

Le choix d'une assurance ?

Ces 2 éleveurs ne sont pas assurés pour faire face à ces aléas climatiques de plus en plus rapprochés comme d'ailleurs beaucoup de leurs confrères. "Pourquoi ne pas nous assurer, on y pense mais à quel coût ?" s'interroge Olivier Blin.

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