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Agriculture – Pêche

Importations de soja : la Bretagne a déjà entamé la transition

Depuis plusieurs années, la Bretagne réduit ses importations de soja, accusées de provoquer la déforestation de l'Amazonie.

Carfgaison de soja
Carfgaison de soja © Maxppp - XU CONGJUN

Région Bretagne, France

Emmanuel Macron dénonce l'importation de soja, il veut recréer "la souveraineté de l'Europe" en protéines, alors que les cultures de soja sont montrées du doigt en terme de déforestation de l'Amazonie. La Bretagne est particulièrement concernée, car le soja sert à nourrir le bétail. Il y a quelques dizaines d'années, le soja était très utilisé dans l'alimentation des porcs et des poulets. 

Diminuer les importations et produire local 

"Dans l'histoire, il y a eu des accords commerciaux avec les Etats-Unis et on est devenu dépendant et importateur", rappelle le Finistérien André Sergent, le président de la Chambre régionale d'agriculture. "On a essayé de devenir plus autonome. Entre 2008 et 2018 on a importé 43% de soja en moins. Cette dernière décennie, des pays comme la Chine ont explosé la demande en soja. Et les prix ont augmenté. Donc on a trouvé des solutions techniques de substitution. Nous sommes le deuxième pays producteur de soja aujourd'hui en Europe derrière l'Italie. Et on peut imaginer un scénario où on produirait du soja breton." 

"Repenser entièrement l'agriculture bretonne"

Pour André Sergent, cela permettrait de produire des protéines locales et sans OGM : "On sait bien que les sojas américains sont en majorité OGM. On pourra faire des filières non OGM chez nous. Oui ça coûterait plus cher car le coût serait plus grand." Cela prendra de la place et des terres aussi. "Pour un hectare de maïs produit en Bretagne on importe un peu plus d'un hectare de soja pour avoir la bonne dose de protéines dans les rations " rappelle René Férec, membre de la CCFD-Terre solidaire et ancien secrétaire général de la Chambre d'agriculture du Finistère. Il faut donc "repenser entièrement l'agriculture bretonne", selon lui, si l'on veut stopper les importations. 

EN BRETON | Pennad-komz gant Réné Férec

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