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Inauguration du Scombrus à Concarneau : "un saut technologique de 40 ans", pour le patron de France Pélagique

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Par , France Bleu Breizh Izel

Le patron de France Pélagique défend son modèle avant l'inauguration du nouveau chalutier-congélateur du groupe : Le Scombrus, 81 mètres. Un bateau dont la mise en service est critiquée par les pêcheurs artisanaux qui y voient une menace pour leur activité et les ressources en poisson.

 Pont arrière du Scombrus et de la timonerie
Pont arrière du Scombrus et de la timonerie - Thomas Troadec - Agence Catalpa

Le Scombrus va être inauguré ce vendredi à Concarneau. Un bateau-congélateur de dernière génération qui ne passe pas inaperçu avec ses 81 mètres de long. Entretien avec Geoffroy Dhellemmes, le directeur général de France Pélagique, le leader de la pêche pélagique en France.

Ce nouveau chalutier change quoi pour les marins ? 

C'est un saut technologique, il y a 40 ans d'innovation entre le Sandetti et le Scrombus. Le Sandetti c'était l'ancien navire que nous avions créé en 1981. Il y a trois avancées majeures : aussi bien au niveau de la durabilité, de la sécurité et du confort des marins que de la qualité des poissons.

Pêcher 200 tonnes de poisson en une nuit avec un bateau de ce type, comme le disent certains, c'est vrai ou c'est une légende ? 

Le chiffre est un peu fantaisiste. On se rapproche plutôt des 100/120 tonnes de poisson par jour. Ce qu'il faut savoir c'est que la taille du bateau n'a pas d'incidence directe sur la capacité de pêche. Par contre, nous sommes liés par des quotas et donc nos quotas de pêche ne nous permettent pas de pêcher plus que ce que nous avons droit de pêcher. 

Et notre pêche pélagique est une pêche particulière dans laquelle nous nous mettons en action de pêche uniquement lorsque nous avons repéré les espèces que nous avons droit de pêcher. Ces espèces ce sont : le hareng, le chinchard, le merlan bleu et le maquereau. Tout ça se fait de façon très spécifique, très pointue et aujourd'hui la pêche pélagique que nous pratiquons, c'est moins de 1% de prise accessoire. 

Les pêcheurs artisanaux critiquent l'impact sur la ressource, la captation des quotas de pêche ou sur les petits navires par le jeu des permis de mise en exploitation...

C'est un mauvais procès. Déjà la naissance d'un outil de pêche, ça ne veut pas dire la mort d'une autre activité ou d'un autre outil.

Ensuite il faut quand même qu'on rappelle qu'on fait le même métier. Sur nos bateaux ce sont aussi des marins et des marins pêcheurs. Plutôt que de s'affronter, on devrait essayer de se parler et se mettre autour d'une table. Nous avons essayé de nous mettre en communication avec certains, mais la communication n'est pas possible donc c'est un petit peu dommage.

Plus précisément, on ne pêche pas les mêmes espèces et on ne pêche pas dans les mêmes zones géographiques. Plus de 80% de l'année, on pêche bien au-delà des 12 milles ou des 20 milles des côtes dans lesquelles les pêcheurs artisanaux ne pourraient pas aller. Les espèces que l'on pêche ne seraient pas rentables pour la pêche artisanale encore une fois sur le chinchard, le merlan bleu qui, aujourd'hui, n'ont pas de débouchés en France. 

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