Agriculture – Pêche

Incendie de Montalba : "Si je tenais ces salopards..."

Par Romain Asselin, France Bleu Roussillon et France Bleu lundi 15 août 2016 à 7:00

La plupart des ceps est aujourd'hui un tapis de cendres. Les troncs restants devront être arrachés.
La plupart des ceps est aujourd'hui un tapis de cendres. Les troncs restants devront être arrachés. © Radio France - Romain Asselin

Des jours d'après très douloureux pour certains vignerons et chasseurs du Conflent, victimes collatérales de l'incendie de Montalba-le-Château jeudi dernier.

Après les traces matérielles, les traces morales. L'incendie de Montalba, qui a ravagé 1 150 hectares de végétation jeudi dernier, n'a pas seulement défiguré une partie du paysage. Il a aussi mis certains professionnels à genoux, onze ans après le passage dévastateur d'un autre feu dans le secteur. A l'époque, 2 000 hectares avaient été grignotés par les flammes, vignes y compris.

La nature, on l'a aidée à nous trahir..."

À peine remis, les vignerons viennent de prendre un nouveau coup sur la tête. Qui plus est, à un mois de la récolte. Une récolte retardée cette année.

"J'ai chialé", confie Jean-Louis Salies, également maire de la commune de Tarerach, rongé par la colère à l'idée que le départ de feu soit d'origine criminelle. La piste est en effet sérieusement étudiée par les enquêteurs. Et pour Jean-Louis d'ailleurs, c'est une formalité.

Jean-Louis en a gros sur le cœur

Au total, l'incendie de Montalba a terrassé un tiers du vignoble du Conflent. Une vingtaine d'hectares sur 60 au total.

La chasse sérieusement compromise 

Ces paysages lunaires, les chasseurs vont aussi en faire les frais. Ne soyez pas surpris si vous n'entendez aucun coup de fusil dans le Conflent. Un comble en ce lundi 15 août, jour de l'ouverture officielle de la chasse au sanglier dans les Pyrénées-Orientales. La saison commence réellement maintenant, même si 75% du département bénéficiait d'une dérogation depuis le 1er juin pour organiser des battues en cas de dégâts sur les cultures agricoles.

 "Le gibier s'est sauvé. (...) Pendant deux-trois ans, la chasse, c'est terminé."

Le problème, c'est qu'il n'y a absolument plus rien à chasser après l'incendie, selon Hervé Grieu, habitué à tirer le gibier à Tarerach.

"C'est un sacré désastre"

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