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Agriculture – Pêche

Indre-et-Loire : certains agriculteurs passent à une pratique de "conservation des sols"

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Par , France Bleu Touraine

Certains agriculteurs tourangeaux se convertissent à l'agriculture de conservation des sols. Cette pratique consiste à couvrir les sols avec des plantes et à effectuer une rotation des cultures. D'abord pour que l'eau s'infiltre mieux et pour redonner vie et de la matière organique à leur terre.

Les formations sont assurées soit par la chambre d'agriculture, soit par des associations comme l'Apad.
Les formations sont assurées soit par la chambre d'agriculture, soit par des associations comme l'Apad. © Radio France - Yvan Plantey

Indre-et-Loire, France

Certains agriculteurs, sans forcément passer au bio, font de l'agriculture raisonnée. Tout cela dans le contexte de la consultation lancée lundi dernier par le gouvernement. Son but : fixer la distance minimale entre les habitations et les zones d'épandage entre 5 et 10 mètres. Les citoyens ont jusqu'à lundi 23 septembre pour donner leur avis en ligne.

En Touraine, plusieurs agriculteurs ont déjà suivi des formations pour passer vers une agriculture dite " de conservation des sols ". Des formations menées, soit par la chambre d'agriculture, soit par des associations, comme c'était le cas ce dimanche à Betz-le-Château. En clair, on y apprend à ne plus labourer pour redonner vie à sa terre et à faire tourner les cultures sur un même terrain. Le but, en mettant des plantes, d'amortir les pluies sur le terrain.

Une formation concernant la conservation des sols. - Radio France
Une formation concernant la conservation des sols. © Radio France - Yvan Plantey

C'est cela qui constitue le problème du labourage des terres, selon Anthony Quillet, président de l'Apad 37, une association qui fait la promotion de cette agriculture, " _c'est que les terrains labourés perdent de l'argile, des limons et de la matière organique_. Ces éléments sont très importants, d'autant que quand il y a un orage par exemple, la pluie va se fracasser sur le terrain nu. La goutte d'eau éclate les agrégats (mélange d'argile, de sable et de limons) et cela va créer une croûte de battance ". Cette croûte va freiner l'infiltration d'eau et donc empêcher à l'eau de recharger les nappes phréatiques. De plus, l'eau va se charger de boue et se retrouver dans les fossés et dans les rivières.

Ce qui est problématique quand on sait la période de sécheresse que traverse l'Indre-et-Loire. Mais selon Philippe, agriculteur, la sécheresse est aussi un problème si l'on veut, justement, pratiquer la conservation des sols, " car le couvert de plantes ne poussent pas aussi bien qu'on le voudrait et donc il ne remplit pas son rôle ".

Mais les convertis l'avouent : il faut du temps pour que cette pratique marche : quatre, cinq ans voire plus. Mais une fois que les champs ont adopté cette pratique, d'autres avantages apparaissent. En effet, les agriculteurs réduisent leur consommation de carburant d'un tiers, et donc la pollution avec. Et ils ont moins besoin d'asperger leurs champs avec des produits nocifs comme les herbicides ou les fongicides.

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