Agriculture – Pêche

Indre-et-Loire : la pire crise agricole depuis des dizaines d'années

Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine jeudi 1 septembre 2016 à 17:17

Exploitation agricole Illustration
Exploitation agricole Illustration © Radio France - Xavier Louvel

L'année 2016 devrait être la pire crise agricole qu'ait connu l'Indre-et-Loire. Le Préfet a prévu une réunion avec les banques et les représentants pour tenter de passer le cap. Il y a à ce jour 260 millions d'euros de pertes. Quasiment tous les secteurs agricoles sont touchés.

Les plus anciens exploitants encore en activité n'ont pas souvenir d'une telle situation. Les services de la Préfecture ont fait le compte. L'Indre-et-Loire est actuellement à 260 millions d'euros de pertes, et la facture n'est pas encore définitive. On attend encore les ultimes conséquences de la sécheresse actuelle qui court depuis début juillet.

La météo a plombé les agriculteurs tourangeaux

Le gel dans les vignes au printemps a fait perdre beaucoup d'argent aux viticulteurs, avec au final 60 à 80 millions d'euros de pertes. Les inondations ont suivi fin mai-début juin, avec de lourdes conséquences sur les cultures. Les rendements n'ont pas été bons, la qualité est plus que moyenne, sans parler des parcelles qui n'ont pas été semées et qui n'ont rien donné. C'est là la plus grosse facture : 130 millions d'euros. Pour les zones inondées, les fourrages ont été perdus. Il a fallu acheter pour compenser. Bilan : 30 à 40 millions d'euros de pertes. La dernière inconnue, ce sont les conséquences de la sécheresse en Touraine, avec un déficit pluviométrique jamais vu depuis la guerre.

260 millions, c'est énorme. C'est exceptionnellement élevé, considérable. Tous secteurs confondus. Louis Le Franc, préfet d'Indre-et-Loire

Pour la filière lait, les baisses de cours depuis le début de l'année ont aussi de lourdes conséquences : 10 à 15 millions d'euros en Indre-et-Loire. Toutes les filières sont victimes de cette crise disent les services de l'Etat, sauf la filière caprine, d'où l'urgence d'une réunion entre les professionnels et les banques qui aura lieu fin septembre.

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