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Agriculture – Pêche

Indre-et-Loire : mobilisation des apiculteurs pour sauver les abeilles et la biodiversité

jeudi 7 juin 2018 à 6:53 Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine

Les apiculteurs frappés par des mortalités d'abeilles catastrophiques se mobilisent ce jeudi pour réclamer un plan de soutien exceptionnel et un "environnement viable pour les colonies d'abeilles". Portrait d'un apiculteur bio du Richelais.

Abeille
Abeille © Radio France - DR

Indre-et-Loire, France

L'Indre-et-Loire compte 900 apiculteurs dont une dizaine de professionnels. Ils possèdent plus de 11.000 ruches. En Touraine, comme ailleurs en France, en sortie d'hiver, lorsque les ruches reprennent leur activité les apiculteurs ont constaté une importante mortalité. 

Romain Henry s'est installé, il y a 7 ans dans le Richelais pour produire essentiellement du miel bio.  Il possède actuellement 300 ruches : 200 colonies en production et une centaine de "ruchettes". Ce sont des nurseries qui lui permettent de renouveler son cheptel. Chaque année, il constate une mortalité de ses abeilles entre 35 et 50%. 

Colza conventionnel et miel bio 

Le grand paradoxe pour cet apiculteur, c'est qu'à la sortie de l'hiver, une partie de ses ruches sont installées à proximité de champs de cultures céréalières conventionnelles. "Mais" dit il "je n'ai pas le choix. Au printemps, après la période hivernale, les abeilles doivent trouver à se nourrir et les champs de colza avec leurs fleurs en abondance sont là pour leur permettre de reprendre des forces ! Alors l'apiculteur peut décider de déplacer ses ruches, "mais" explique-t-il encore " ça veut dire que les abeilles vont être privées de nourriture et qu'elles seront donc en moins bonne condition physique pour attendre les autres fleurs, notamment celles des arbres qui arrivent plus tardivement !"

Des abeilles malades et un miel déclassé 

"Si on ne profite pas du colza, on a des ruches qui ne sont pas assez populeuses pour profiter de l'acacia, puis du tilleul, du châtaignier et pour finir du tournesol. A ce moment-là, on peut transférer les ruches vers des zones classées bio, mais la saison est très courte seulement quelques mois." conclut Romain Henry

Lorsque les ruches sont à proximité de champs en agriculture conventionnelle, le miel se trouve donc déclassé lui aussi et ne peut-être vendu en produit bio. Une double perte pour l'apiculteur : la mortalité de ses abeilles et son produit moins valorisé. 

Un plan d'urgence pour les apiculteurs sinistrés 

Pour soutenir le secteur, les organisations apicoles s'adressent directement à Emmanuel Macron et  lui demandent "de déclencher de toute urgence un plan de soutien exceptionnel aux apiculteurs sinistrés" et de "restaurer un environnement viable pour les colonies d'abeilles et les pollinisateurs". 

Les apiculteurs se mobiliseront ce jeudi 7 juin à 10h  devant la Préfecture d'Indre-et-Loire