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Indre : le GDAB 36 veut inciter les communes à se tourner vers l'agriculture bio et locale pour les cantines

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Par , France Bleu Berry

Le Groupe de développement de l'agriculture biologique dans l'Indre aimerait augmenter le nombre de communes qui choisissent des agriculteurs bio et locaux pour fournir leur cantine. Pour répondre aux questions et faire tomber les idées reçues, il a organisé une visite d'une exploitation bio.

Stéphane Leblanc présente son exploitation bio à des élus.
Stéphane Leblanc présente son exploitation bio à des élus. © Radio France - Emeline Ferry

Non, les agriculteurs bio berrichons ne fournissent pas uniquement les particuliers et les marchés. C'est le message que veut faire passer le GDAB 36 (Groupe de développement de l'agriculture biologique dans l'Indre). Pour convaincre les collectivités, il a organisé une visite d'une exploitation bio à Villiers ce mardi 21 juillet. Objectif : montrer que les agriculteurs bio du secteur peuvent être en capacité de fournir la restauration collective

Les élus "sont curieux. Ils ont beaucoup d'à priori qu'on essaie de faire tomber en expliquant et en montrant les choses", explique Laure Amouriq, chargée de mission "Alimentation et restauration hors domicile" à Bio Centre, qui regroupe les agriculteurs et les industriels qui font du bio dans la région Centre Val-de-Loire. 

Le bio, local et fait-maison, "un choix politique"

"Il y a encore beaucoup d'idées reçues. Par exemple, si un légume bio entre dans une cantine avec un peu de terre sur la peau, si un œuf entre avec sa coquille... On pense que ce n'est pas possible en restauration collective, mais tout ça on peut le faire, il n'y a aucun problème. Il faut juste mettre en place des procédures qui tiennent la route pour la santé des enfants", poursuit-elle. "Il y a pas mal de leviers qui peuvent être déclenchés si on a les bonnes oreilles au bon moment", ajoute la chargée de mission, qui veut inciter les municipalités à réfléchir à la question.

Le GDAB 36 veut inciter les élus à  réfléchir à la question du bio dans les cantines.
Le GDAB 36 veut inciter les élus à réfléchir à la question du bio dans les cantines. © Radio France - Emeline Ferry

"C'est un choix politique. Certes, il y a une histoire d'orientation financière, mais ce sont les élus qui orientent. Donc, en cette période où on voit un verdissement du pays et de la région Centre, ça serait bien qu'on voit de vrais engagements politiques. Parce que quand il y a un engagement politique, derrière on arrive à trouver des moyens pour faire changer les choses", estime Laure Amouriq. 

Il faut une prise de conscience des parents d'élèves et des élus

Sur l'exploitation bio qu'il fait visiter, l'Orée de la Brenne, à Villiers, Stéphane Leblanc est bien d'accord. "Ce n'est pas en obligeant que l'on peut y arriver, mais il faut que l'on fasse prendre conscience aux parents d'élèves, aux responsables politiques en charge de ces sujets, que maintenant il faut passer à autre chose. Il faut mettre des actes en place. On n'est plus seulement dans la communication", estime l'agriculteur bio qui travaille régulièrement avec des cantines. 

Soit on se donne les moyens et on vote un budget qu'on met dans la qualité de l'alimentation, soit on décide de mettre notre budget ailleurs et on reste sur de la restauration standard

Et les élus à qui il présente ses cultures maraîchères sont réceptifs. "Je trouve que c'est très bien de favoriser ces filières. Soit on se donne les moyens et on vote un budget en se disant que ce budget, on le met dans la qualité de l'alimentation, soit on décide de mettre notre budget ailleurs et on reste sur de la restauration standard", explique Véronique Chamfly, fraîchement élue au conseil municipal de Lignac, convaincue que le développement du bio et du local est nécessaire dans l'assiette des écoliers.

Pour faciliter la transition, le GDAB 36 se charge d'organiser le lien entre les collectivités intéressées et les agriculteurs bio de la Brenne.

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