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Inquiétude des agriculteurs landais : avec la sécheresse, les récoltes vont être mauvaises

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Par , France Bleu Gascogne

Le mois de juillet a été le plus sec depuis 1959, selon Météo France. Conséquence : certains agriculteurs landais vont perdre une grande partie de leur récolte.

Certains producteurs de maïs estiment qu'ils vont perdre jusqu'à 50% de rendement. (Photo d'illustration)
Certains producteurs de maïs estiment qu'ils vont perdre jusqu'à 50% de rendement. (Photo d'illustration) © Radio France - Claire Leys

Canicule et sécheresse : deux mots qui font beaucoup de mal aux cultures. Entre les périodes de canicule de ces dernières semaines et la sécheresse qui sévit depuis début juillet, les cultures souffrent, et les Landes ne sont pas épargnées. En France, le mois de juillet a même été le plus sec depuis 60 ans. Résultat : des sols desséchés. 

La préfecture des Landes a donc pris certaines mesures de restriction d'eau, notamment pour les agriculteurs. Sur le secteur de l'Adour médian, les débits d'eau prélevés pour les usages agricoles doivent être réduits de 25%.

Face à ces conditions climatiques, les agriculteurs sont inquiets. Certains vont perdre une grande partie de leurs cultures.

C'est le cas de Daniel Peyraube, agriculteur à Castaignos-Souslens et président de l'AGPM, l'association des producteurs de maïs. Une partie de ses récoltes est sur une zone irriguée. Mais pour l'autre partie, située en zone non-irriguée, ça s'annonce très mal. "Avec un hectare de maïs irrigué, je vais nourrir 4000 poulets, témoigne Daniel Peyraube. Alors qu'avec le maïs qui a souffert de la sécheresse, je prévois de pouvoir nourrir seulement 2000 poulets. C'est vous dire l'incidence que cette sécheresse a sur nos exploitations." 

Habituellement, sur ses cultures non-irriguées, l'agriculteur récolte en moyenne 10 à 11 tonnes de maïs. Cette année, il prévoit d'en récolter 7 à 8 tonnes, "sachant que ça peut encore se dégrader s'il continue de ne pas pleuvoir", ajoute-t-il. "Je prévois, au minimum, une baisse de rendement de l'ordre de 35%, voire 50% sur les terrains les plus secs."

Des pertes de rendement de 30 à 50%

Même situation pour Michel Larrère, agriculteur à Montaut et secrétaire général à la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles). Ses premières estimations sont alarmantes. La sécheresse va lui faire perdre un très grosse partie de sa culture de maïs, notamment celle qu'il a semé tardivement. "Déjà, cette année a été une année très compliquée pour semer, explique-t-il. On a pu semer début avril, puis on a eu de la pluie jusqu'à mi-mai. Pour ceux qui ont semé fin mai et début juin, c'est catastrophique, parce que les maïs sont tombés dans les pleines chaleurs et sans eau. Là, je pense que les pertes de rendement vont être supérieures à 50% dans certaines zones." 

Il s'estime déjà chanceux par rapport à certains : "J'ai eu la chance de pouvoir semer une grosse partie de très bonne heure. Sur ces parcelles-là, je ne devrais perdre que 30% de rendement". Par contre, concernant le maïs qu'il a semé après les pluies, c'est plus compliqué : "là-dessus, je vais perdre 50%".

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