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"Je souhaite une agriculture à taille humaine" défend Fabien Roussel, candidat communiste à la présidentielle

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Le secrétaire national du Parti communiste et candidat à l'élection présidentielle 2022, Fabien Roussel était l'invité de France Bleu Pays d'Auvergne à l'occasion de sa venue au Sommet de l'élevage et a précisé son programme dans le secteur agricole.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste et candidat à l'élection présidentielle 2022. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste et candidat à l'élection présidentielle 2022.
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste et candidat à l'élection présidentielle 2022. © Radio France - Eric Le Bihan

Fabien Roussel, candidat communiste au scrutin présidentiel de 2022, est en Auvergne ce mercredi 6 octobre. Il doit notamment animer une réunion publique de campagne "Nos jours heureux" à Billom, mais avant cela, il se rend au Sommet de l'élevage pour rencontrer le monde agricole. Il est revenu sur son programme au micro de France Bleu Pays d'Auvergne. 

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Bonjour Fabien Roussel vous êtes le secrétaire national du Parti communiste et le candidat du parti à cette élection présidentielle, vous allez pouvoir en parler avec les éleveurs du Sommet de l'élevage. A priori, le monde agricole n'est pas un électorat favorable au PC ?

Ah mais ce n'est pas du tout mon état d'esprit de savoir si le monde agricole est favorable au PC ou pas, à ce que je sais, c'est que le monde agricole, les paysans, sont en souffrance depuis des années. D'ailleurs, ils souffrent de la concurrence déloyale de cette Union européenne et des traités européens très défavorables à notre agriculture française. Ils souffrent du manque de débouchés et donc il y a besoin d'être à leurs côtés. Et comme moi, je me bats pour cette élection présidentielle pour une France des jours heureux, je souhaite bien des paysans, des agriculteurs heureux, une ruralité heureuse et c'est ce que je vais venir. Présenter ce soir à Billom, dans le cadre d'une conférence consacrée à l'alimentation, à la ruralité, à l'agriculture.  

On va en parler, mais des agriculteurs heureux vous risquez peut être pas d'en croiser beaucoup. L'Europe est si mauvaise pour l'agriculture ? la PAC, ce n'est pas forcément un mal. Il y a là plein de défauts, mais il y a aussi plein de qualités. 

Oui, mais nous avons besoin d'ailleurs d'une politique agricole commune. Mais nous, nous souhaitons une politique agricole et alimentaire commune avec des règles qui respectent plus notre agriculture et les normes que nous souhaitons avoir pour notre alimentation, ce qui n'est pas acceptable que l'on accepte en France des produits qui sont réalisés avec des normes sanitaires qui sont inacceptables.  

Qui sont interdites au sein de l'Union européenne par exemple ?

Mais qui sont même interdites en France, mais autorisée dans d'autres pays de l'Union européenne. Et donc, on ne peut pas demander à nos agriculteurs d'être très pointilleux sur les produits qu'ils utilisent et en même temps accepter l'importation de produits qui ne sont pas normés comme on le souhaite. Donc, il faut interdire l'importation de ces produits qui ne respectent pas les règles sanitaires que l'on impose à nos paysans. Et en même temps, offrir aux agriculteurs français des débouchés leur permettant de pouvoir écouler leur production. Et donc, il faut jouer sur ces deux leviers. Et c'est ce nous proposons.  

Vous en avez parlé, donc vous participerez ce soir à la rencontre des "jours heureux", c'est ce que vous allez faire tout au long de cette campagne. "Les jours heureux", je suppose que le nom n'est pas choisi au hasard puisque c'était le titre du programme du Conseil national de la résistance. C'est quoi ces rencontres qui commencent donc à Billom ce soir ? 

Nous avons décidé de faire d'ici la fin de l'année six rencontres thématiques pour présenter notre programme sur six thématiques qui nous semblent importantes. Il y aura l'emploi et le pouvoir d'achat, qui est une grande préoccupation des Français, il y aura aussi la jeunesse, l'éducation, la santé et l'agriculture et l'alimentation. Et nous commençons par l'agriculture et l'alimentation. C'est la première rencontre des jours heureux ce soir. Je suis très heureux de pouvoir faire ça à Billom, dans une petite commune rurale. 

Tout est lié, il faut du pouvoir d'achat pour acheter des produits de qualité.  

Mais bien sûr, évidemment, la première chose que je ferai une fois élu président de la République, c'est d'augmenter les retraites tout de suite et d'augmenter les salaires. Et d'ailleurs, sur les retraites c'est là où on voit l'utilité des parlementaires communistes. Avec André Chassaigne nous avons mené un beau combat permettant de garantir une retraite à 1.000 euros minimum pour 200.000 agriculteurs. Et là, en ce moment, nous bataillons au Sénat pour obtenir la même chose pour les conjointes, les femmes des agriculteurs mais qui ont des pensions ridiculement basses et bien là aussi, nous avons enfin la possibilité de leur garantir une retraite à 1.000 euros minimum. Voilà à quoi servent les communistes en France et donc je pense que ça, les agriculteurs et les femmes d'agriculteurs, les agricultrices, reconnaîtront en tout cas l'utilité de notre combat.  

L'agriculture de demain si vous êtes élu, vous la voyez comment ?  

Je souhaite une agriculture à taille humaine. Je souhaite que l'on puisse garantir à chacun de nos enfants de pouvoir manger sain et de manger à sa faim. Et c'est pour cela que nous proposons notamment un fonds national doté de 10 milliards d'euros garantissant à chacun de nos enfants un repas à la cantine pour tous et par tous, dans toutes nos communes, un repas à 1 euros maximum avec des produits locaux, et pour cela, et bien il va falloir former du monde, aménager nos écoles et puis surtout, organiser ces filières et faire en sorte que nos agriculteurs, nos paysans aient un débouché leur permettant d'écouler leurs productions. Et nous voulons aussi une conférence annuelle fixant les tarifs garantissant des prix pour chaque agriculteur. 

Donc réunissant toute les filières agricoles ?  

Dans chaque filière, nous voulons une conférence annuelle qui garantira des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, ne travaillent plus à perte. C'est ça qui fait du mal. Vous savez que il y a aujourd'hui 435.000 agriculteurs en France. Près de la moitié vont partir en retraite d'ici quelques années et donc il y a un grand risque de ne même plus avoir suffisamment d'agriculteurs, de jeunes qui s'engagent. Et donc, il y a un gros enjeu de leur garantir un avenir, de leur dire vous allez pouvoir travailler et vivre de ce travail, de travailler la terre, de pouvoir nous nourrir et donc il n'y a un gros enjeu et de leur offrir un débouché, de leur garantir des prix et de leur dire que la France est là, à leurs côtés, avec des aides publiques qui iront en priorité vers ces exploitations familiales à taille humaine, plutôt que vers ces grandes exploitations qui aspirent à les trois quarts des aides de la PAC.  

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