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Agriculture - Pêche

"Je suis déjà vigilant depuis longtemps" : Xavier, un agriculteur près de Laval sur les zones sans pesticides

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Par , France Bleu Mayenne

A partir de ce 1er janvier, les agriculteurs devront respecter une distance de 5 ou 10 mètres entre une zone d'épandage de pesticides et les habitations. Un changement qui n'en est pas vraiment un pour Xavier Coulon, agriculteur près de Laval qui fait déjà des efforts.

Xavier Coulon élève des canards, des chevaux et produit des céréales à Parné-sur-Roc.
Xavier Coulon élève des canards, des chevaux et produit des céréales à Parné-sur-Roc. © Radio France - Aurore Richard

Parné-sur-Roc, France

Dès ce 1er janvier, quand un agriculteur va épandre des pesticides, il va devoir respecter une distance de 5 ou 10 mètres avec vos habitations

Xavier Coulon, éleveur de canards et producteur de céréales à Parné sur Roc, près de Laval devra par exemple respecter une distance de 5 mètres. C'est loin de chambouler ses habitudes, il a déjà pris les devants. 

Il développe une agriculture de régénération

Cet agriculteur utilise des pesticides sur ses 70 hectares de blé, d'orge et de colza. Il pulvérise jusqu'à trois fois dans l'année. "Je suis à une centaine de mètres de la première maison. Je suis vigilant depuis longtemps parce que certains de mes voisins sont apiculteurs amateurs", décrit-il. 

J'ai fait pour mes voisins comme pour moi, c'est-à-dire que je ne passe pas le pulvérisateur au ras de mon jardin.

Pour réduire son utilisation de pesticides, il s'est formé cette année à l'agriculture de régénération. Il associe les cultures et surtout, il nourrit le sol : 

On travaille avec des ferments lactiques que l'on fabrique chez nous, à base de plantes. On passe toujours avec un pulvérisateur mais dans celui-là, il n'y a plus de chimie.

Cette étape de fabrication demande beaucoup de temps, tout comme l'observation des sols. "Avant, je n'utilisais pratiquement pas la bêche. Aujourd'hui, dans ma voiture, j'ai une bêche car à chaque fois que je vais dans un champ, je la prends, je regarde ce qui se passe, s'il y a des vers de terre, etc", explique Xavier Coulon. 

Des aides financières au printemps 2020

Cette technique lui fera faire des économies sur le long terme mais c'est un coût au début.  Il faut acheter des cuves pour les ferments. Xavier Coulon voulait aussi un nouvel engin pour ses champs mais il n'a pas obtenu la subvention.

Le ministère de l'Agriculture prévoit de débloquer 25 millions d'euros au printemps 2020 pour aider les agriculteurs à réduire leur utilisation de pesticides.

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