Agriculture – Pêche

Jessy, la Ligérienne star du Sommet de l'Elevage de Clermont-Ferrand !

Par Emmanuel Grabey, France Bleu Saint-Étienne Loire mardi 4 octobre 2016 à 19:34

Avec sa robe rouge-brun et sa touffe de poils en guise de cheveux, Jessy (à droite) a tout pour séduire les visiteurs du Salon.
Avec sa robe rouge-brun et sa touffe de poils en guise de cheveux, Jessy (à droite) a tout pour séduire les visiteurs du Salon. © Radio France - Emmanuel Grabey

Près de 2.000 animaux sont présentés au Sommet de l'Elevage de Clermont-Ferrand, qui s'ouvre ce mercredi. Parmi eux, Jessy, une génisse qui a fait le trajet depuis Saint-Jean-Saint-Maurice dans le Roannais. Elle appartient à la race Hereford, très peu représentée en France malgré ses qualités.

Le Salon de l'Elevage, qui s'ouvre ce mercredi à Clermont-Ferrand, c'est le rendez-vous incontournable de la filière : plus de 1.400 exposants, une trentaine de pays représentés, 85.000 visiteurs attendus, et, bien sûr, les animaux, LES stars du salon, plus de 2.000 au total seront présents.

Parmi eux s'est glissée une petite Ligérienne ! Jessy, une génisse, a fait le trajet depuis Saint-Jean-Saint-Maurice, dans le Roannais, pour montrer son beau museau. Cela fait un mois que ses propriétaires la bichonnent : "Il a fallu tout lui apprendre, explique Corinne Descombes,qui tient l'exploitation avec ses soeurs et ses parents. La dresser, lui apprendre à marcher à côté de nous, l'habituer à la douche de la tête au pied, et puis l'habituer au bruit ! On a mis de la radio à fond pendant qu'on la lavait, c'était des moments super sympas, et maintenant, elle est prête !"

La Hereford, parfaite pour la vente directe à la ferme

L'objectif fixé à Jessy, sur le salon, c'est de faire de la publicité pour la race Hereford. Six vaches de cette race seront présentées, c'est plus que les années précédentes, car la race est en train de se développer. Pour l'heure, ils sont moins de cinq exploitants dans la Loire a posséder quelques têtes de Hereford, alors qu'elles ont pourtant d'énormes qualités selon Corinne Descombes : "C'est une race rustique, qui se débrouille toute seule, qui s'occupe très bien de son petit, et qui est particulièrement bien adaptée aux reliefs difficiles des bords de Loire, où se situe notre exploitation. Et puis sa viande est d'une qualité assez exceptionnelle ! Le persillé de la Hereford est plus fort que celui des autres races de la région, ça lui donne un goût spécial."

C'est une race rustique, qui se débrouille toute seule, qui s'occupe très bien de son petit, et qui est particulièrement bien adaptée aux reliefs difficiles. Et puis sa viande est d'une qualité assez exceptionnelle ! - Corinne Descombes, exploitante à Saint-Jean-Saint-Maurice

A tel point que les Hereford de leur exploitation ne sont destinées qu'à la vente directe aux consommateurs, cela représente trois tonnes en moyenne chaque année. La famille y tire un avantage financier, car quand la grande distribution paie en ce moment 3,50€ le kilo de boeuf en moyenne, le kilo de Hereford est vendu 11€. "Ca nous apporte un petit complément de revenus, explique Corinne Descombes, mais il ne faut pas compter son temps ! Il faut amener les bêtes à l'abattoir, emballer les morceaux, faire les paquets, les distribuer,... Ca mobilise deux ou trois personnes plusieurs demi-journées dans le mois. Si on ramène le prix au kilo au nombre d'heures, on n'est pas forcément gagnant. Et puis on peut le faire parce qu'on est plusieurs sur l'exploitation, mais si l'on est seul ou à deux, c'est impossible".

Malgré tout, Corinne Descombes espère à terme augmenter son cheptel, mais les débouchés sont encore très étroits en France, car la race est très peu connue et quasi insignifiante en nombre de têtes : à peine quelques milliers, sur un cheptel bovin de plus de 16 millions.

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