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L'éleveur de Mouzon condamné, mais pas pour mauvais traitements sur ses 200 vaches

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Les 198 bovins saisis début mars dans un élevage de Mouzon n'étaient pas victimes de mauvais traitements, a jugé le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières ce jeudi 25 mars 2021. L'éleveur est toutefois condamné pour détention de cadavres et pour une série d'infractions.

Les vaches saisies à Mouzon étaient très amaigries
Les vaches saisies à Mouzon étaient très amaigries - Facebook OABA

L'éleveur de Mouzon qui s'est vu retirer 198 vaches allaitantes le 8 mars 2021 par les services de l'Etat écope de 1500 euros d'amende avec sursis pour détention de cadavres et de 1100 euros de contravention pour avoir placé ses animaux dans des installations pouvant causer des souffrances et des blessures, pour ne pas avoir identifié 21 de ses bovins et ne pas avoir respecté les mises en demeure qui lui ont été adressées. Le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières l'a en revanche relaxé pour le délit de mauvais traitements

Le constat dressé par les services vétérinaires à chacune de leurs inspections entre 2016 et l'intervention finale du mars 2021 était édifiant. Des vaches très amaigries qui évoluent dans des stabulations jonchées de déchets métalliques, avec une couche de 40 cm de fumier, et des cadavres au milieu. 

Un éleveur dépassé

Des sécheresses, des inondations, des mauvaises récoltes de fourrage trois années de suite, des vaches qui tombent malades... "Un cheptel peut encaisser une mauvaise année, mais là, on n'arrive plus à sortir la tête de l'eau", explique l'éleveur. L'homme reconnaît ne pas avoir appelé l'équarrisseur pour faire retirer les cadavres. "Ma priorité, c'était de soigner et de nourrir les autres". Et avec jusqu'à 300 têtes sur le cheptel, c'est déjà trop de travail pour un seul homme

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"Pourquoi n'a-t-il pas respecté les mises en demeure ?", interroge le procureur. "Nettoyer, retirer les cadavres, identifier les animaux... On ne lui demandait rien d'exceptionnel, juste le minimum". "Il a fait ce qu'il a pu", explique l'avocat de l'agriculteur. "Pour le reconnaître coupable de mauvais traitements, il faut prouver que c'était intentionnel", plaide Maître Quentin Mayolet.

Quand on lui parle de l'état de maigreur de ses bêtes, l'homme se réfugie dans le déni et des arguments techniques contestés par les services vétérinaires : l'interdiction d'un médicament vétérinaire, une appréciation différente de l'indice mesurant l'état d'engraissement des bovins, des méthodes d'élevage qui lui seraient propres...

176 animaux confisqués mais la possibilité de continuer à exercer

Les témoignages de moralité ont joué en faveur de l'agriculteur. Voisins, connaissances, vétérinaire, indiquent qu'il nourrissait en effet ses vaches et qu'il les soignait. Certains se proposent de l'aider pour qu'il poursuive son activité.

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"J'envisage de continuer mais avec moins d'animaux", explique l'agriculteur. La principale sanction, c'est de le priver de son cheptel, 200 000 euros d'actif. Le tribunal a confirmé la confiscation des 176 animaux saisis mais accepte qu'il garde les 11 vaches qui lui ont été laissées.

L'éleveur est également condamné à verser un euro de préjudice moral à l'Office d'assistance aux bêtes d'abattoir, qui a récupéré le cheptel, mais il est dispensé de rembourser les frais de justice.

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