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Agriculture – Pêche DOSSIER : Les élections européennes 2019

Élections européennes : l'Union européenne vue par des agriculteurs de Seine-Maritime

Les élections européennes approchent. Le scrutin aura lieu le 26 mai prochain. Et parmi les grands thèmes de la campagne : l'agriculture. PAC, marché commun, normes : l'Union Européenne est au coeur de la vie des exploitants. Chance ou ? Reportage en Seine-Maritime.

Guillaume Cabot possède une exploitation de polyculture de 160 hectares dans le pays de Caux et est président du syndicat Jeunes agriculteurs 76
Guillaume Cabot possède une exploitation de polyculture de 160 hectares dans le pays de Caux et est président du syndicat Jeunes agriculteurs 76 © Radio France - Flavien Groyer

Seine-Maritime, France

Le 26 mai prochain, il faudra élire nos 74 députés européens. Parmi les enjeux de cette élection européenne : l'avenir de l'agriculture dans l'Union. 

Alors quels sont les bons et les mauvais côtés de l'Union Européenne. Des agriculteurs seinomarins ont leur réponse.

La PAC, un revenu indispensable pour les agriculteurs

Quand on parle de l'Union Européenne aux agriculteurs, un sigle revient sans cesse : la PAC, la politique agricole commune crée en 1962. Elle repose notamment sur des aides financières aux agriculteurs. C'est 40% du budget de l'Union Européenne. C'est une grande partie leur revenu annuel. Guillaume Cabot possède une exploitation de polyculture de 160 hectares dans le pays de Caux : "Aujourd'hui, si on nous l'enlève, on est tous en déficit sur nos exploitations agricoles."

Guillaume Cabot qui est aussi président du syndicat Jeunes agriculteurs 76 touche chaque année plus de 40 000€ pour son exploitation. Cela lui permet de rembourser ses prêts et de payer ses charges sociales mais cette aide de l'Europe devrait baisser pour lui "Sur mon exploitation, elle devrait baisser de 25%". Cette baisse a déjà commencé pour Xavier Van Den Bossche, polyculteur (betteraves, lin) et éleveur de porc à la Vieux Rue à l'est de Rouen. Ce n'est pas sans conséquence pour lui : "Cela m'a impacté, il y a trois, quatre ans. J'ai licencié un salarié à mi-temps". Il continue : "On recherche de la compétitivité donc vous modernisez votre exploitation mais au bout d'un moment vous avez une personne en trop".

La difficulté d'être compétitif

Il est difficile d'être compétitif donc en France face aux autres pays européens.  La France par exemple applique des normes et des règles nationales que n'appliquent pas l'Allemagne et les conséquences sont là : "On vend notre porc 13 centimes du kilo de moins que l'Allemagne, c'est dix euros par cochons. J'en gagne que cinq généralement" explique Xavier Van Den Bossche. Il poursuit : "D'accord, on veut des règles plus protectrices qui nous coûtent plus cher, c'est pas un problème. A condition que ce soit adopté par l'Europe".

Malgré ce manque d'harmonisation les deux agriculteurs l'assurent : le marché de l'UE est bénéfique car il représente un marché conséquent de 500 millions d'habitants. Les agriculteurs peuvent donc vendre facilement à leurs voisins : "C'est tous nos débouchés alimentaires et non-alimentaires. Les Allemands aiment les rillettes et les Anglais les petits porcs pour faire du bacon" selon Xavier Van Den Bossche.

La concurrence des pays en développement

Et puis les agriculteurs français et européens font face à une concurrence internationale difficile pour Guillaume Cabot et l'Europe a du mal à les protéger : "On a perdu les quotas sucriers, les quotas laitiers c'est fini. On produit mais aujourd'hui, on est confronté à l'agriculteur argentin, brésilien, australien" s'agace Guillaume Cabot. Ces pays n'ont pas les mêmes normes et l'Europe n'empêche pas toujours certains produits OGM des Etats-Unis de rentrer sur le territoire. Des produits moins chers qui concurrencent directement la production des Européenns et donc des Français. 

Finalement, des défauts de l'Europe en a mais sortir de l'Union Européenne à l'image du Royaume-Uni ne s'envisage même pas pour Guillaume et Xavier. Ce Brexit inquiète même Xavier Van Den Bossche. Si d'ici quelques mois le Royaume-Uni sort sans accord, les conséquences pourraient être nombreuses pour son exploitation porcine. 

L'Europe vue par les agriculteurs - Reportage de Flavien Groyer

Élections européennes : les têtes de liste en France. - Visactu
Élections européennes : les têtes de liste en France. © Visactu