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Agriculture – Pêche

L'exaspération des agriculteurs du Périgord face aux dégâts de sangliers

mardi 4 septembre 2018 à 20:49 Par Stéphane Garcia, France Bleu Périgord

Alors que le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité de lutte contre les dégâts causés par le grand gibier, les agriculteurs du Périgord ont vu leurs terrains littéralement labourés par des sangliers. Ils n’ont pu que constater l’ampleur des dégâts, mais espèrent voir bouger les choses.

Dans son champ de six hectares, Florent Claudel a perdu un hectare de maïs, ravagé par une quinzaine de sangliers
Dans son champ de six hectares, Florent Claudel a perdu un hectare de maïs, ravagé par une quinzaine de sangliers © Radio France - Stéphane Garcia

Périgueux, France

Comment limiter les dégâts des sangliers dans les champs ? Pour tenter de trouver une solution, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un comité de lutte contre les dégâts causés par le grand gibier. Une annonce qui intervient alors qu'en début de semaine la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a poussé un cri d’alarme contre la prolifération des sangliers. Ils seraient quatre millions sur le territoire français, au grand dam des agriculteurs, exaspérés, notamment en Dordogne.

Mauvaise surprise

Florent Claudel a 26 ans. Il est producteur laitier et élève 170 vaches à Montagnac-la-Crempse. En l'espace de quelques jours, au début du mois d'août, une quinzaine de sangliers sont venus ravager son champ de six hectares. "C'est une ruine, commente-t-il, au milieu de ce champ, j'ai un cercle, un trou d'un hectare où tous les pieds sont couchés". Du gibier qui s'est aventuré dans plusieurs de ses champs. Résultat après le passage de l'expert : 2 hectares ravagés et 2.000 euros de perte. "C'est la première fois que je vois ça", commente l'agriculteur.

C'est une ruine" - Florent Claudel, producteur laitier

Une photo prise en avion au dessus du champ de maïs montre l'ampleur des dégâts - Radio France
Une photo prise en avion au dessus du champ de maïs montre l'ampleur des dégâts © Radio France - Florent Claudel

Les chasseurs pointés du doigt

Des dégâts, les voisins exploitants à Montagnac-la-Crempse en ont eu également sur leurs terrains. Pour eux, passé la tristesse, la frustration, c'est la colère qui prend le dessus, en particulier contre les chasseurs. "J'aimerais que les chasseurs soient plus sur le terrain pour qu'ils puissent intervenir plus rapidement, même si la Dordogne est l'un des départements les plus boisé d'Aquitaine, il faut qu'on arrête ça et les chasseurs ont la main pour faire changer les choses".

Les sangliers nous tuent à petit feu" 

L'agriculteur a d'ailleurs demandé à la fédération de chasse de prendre en charge ses pertes estimées. "Certaines sociétés de chasse font mal leur travail, elles ne régulent pas suffisamment la population, certaines élèvent même des sangliers pour ensuite les tuer, lâche le producteur laitier périgourdin. Depuis mi-août, les chasseurs ont installé une clôture électrique autour du champ. Trop tard pour Florent Claudel, qui évoque une solution temporaire seulement. "Le grand gibier est devenu beaucoup trop nuisible. Il nous tue à petit feu".

Aujourd'hui, 90% des dommages agricoles causés par le grand gibier (sanglier mais aussi cerf et chevreuil) aux cultures et forêts sont concentrés sur 15% du territoire national.