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Agriculture – Pêche

L'inquiétude des agriculteurs biologiques face à la suppression de leur aide au maintien

jeudi 28 septembre 2017 à 17:35 Par Clémence Gourdon Negrini, France Bleu Orléans

Les agriculteurs biologiques sont en colère ! Contre la suppression de leurs aides au maintien, confirmée la semaine dernière par le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert. Une aide qui ne sera plus versée à partir de 2018. Le Groupement des agriculteurs bio du Centre-Val de Loire s'inquiète.

Les agriculteurs biologiques s'inquiètent face à la suppression de l'aide au maintien
Les agriculteurs biologiques s'inquiètent face à la suppression de l'aide au maintien © Maxppp - Jean-François FREY

L'aide au maintien, c'est une sorte de complément de rémunération pour les agriculteurs qui entrent dans la filière biologique. Les premières années, ils perçoivent l'aide à la conversion puis, après cette période transitoire c'est l'aide au maintien qui prend normalement le relais. Or, cette aide au maintien sera supprimée à partir de 2018, a annoncé le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert.

Une annonce qui inquiète le Groupement des agriculteurs biologiques du Centre-Val de Loire (GRAB). Son co-président, Emmanuel Bourgy, dénonce notamment les nombreuses conséquences que va avoir cette suppression.

Ça peut remettre en cause les emplois, ou encore être une rémunération en moins pour l'agriculteur" - Emmanuel Bourgy

Sur le plus long terme, le GRAB craint que ce recul de l'Etat dans le soutien à la filière biologique se sente également sur les problématiques écologiques.

L'agriculture bio est à même de répondre aux problèmes de pollution par exemple, ou aux problèmes de santé puisque l'agriculture sans pesticides a un bon impact sur la santé des consommateurs" - Emmanuel Bourgy

Autre point noir dénoncé : le paradoxe entre l'attrait des consommateurs et cette suppression... Selon les chiffres de l'Agence Bio, les ventes du secteur ont progressé de 14% au 1er semestre 2017... Un résultat qui confirme les 20% d'augmentation de 2016. Mais en parallèle, la multiplication du nombre de conversions au bio a rapidement épuisé les enveloppes allouées au secteur.