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Agriculture – Pêche

L'Union européenne se félicite des nouveaux quotas de pêche, les ONG ne sont pas satisfaites

vendredi 3 mars 2017 à 20:12 Par Romane Porcon, France Bleu

Lundi 6 mars, le Conseil européen se réunit à Bruxelles pour traiter de questions relatives à la pêche et à l’agriculture. En décembre, les 28 Etats membres ont enfin signé l'accord sur les quotas de pêche pour l'année 2017. Les ONG et les associations, elles ne sont pas satisfaites.

En décembre dernier, les 28 Etats membres de l'Union Européenne sont parvenus à un accord sur les quotas de pêche pour l'Atlantique et la mer du Nord.
En décembre dernier, les 28 Etats membres de l'Union Européenne sont parvenus à un accord sur les quotas de pêche pour l'Atlantique et la mer du Nord. © Maxppp -

Alors que le Conseil Européen se réunit ce lundi 6 mars pour parler pêche, tout le monde semble se féliciter des nouveaux quotas de pêche. Il aura fallu quatre années d'intenses négociations pour parvenir à un compromis satisfaisant. En décembre dernier, les 28 Etats membres de l'Union européenne sont parvenus à un accord sur les quotas de pêche pour l'Atlantique et la mer du Nord. L'objectif: donner une limite de pêche qui permette le renouvellement des espèces. La France s'est particulièrement félicitée du compromis trouvé sur le bar. Dans la zone Nord, elle a obtenu des assouplissements afin de tenir compte des captures inévitables de certains engins de pêche. L’Espagne, elle aussi, a de quoi se réjouir. Le pays a obtenu une autorisation de pêcher 41.000 tonnes de poisson supplémentaires. La Commission européenne a aussi renoncé à "des restrictions draconiennes" sur la pêche du bar dans le golfe de Gascogne, où le stock "se porte plutôt bien" selon l'institution.

D'ailleurs cette politique de quotas semble porter ses fruits, d'après la Commission européenne. Cette bonne gestion a permis d'augmenter les taux admissibles de capture de merlu plusieurs années d'affilée. La sole, elle, se stabilise dans le golfe de Gascogne. "Notre effort pour des stocks sains de poisson commence à payer", s'est félicité le commissaire européen à la pêche lors de l'accord.

Pour les ONG, les quotas sont encore trop élevés pour certaines espèces de poisson

Les ONG et les associations, elles, ne sont pas satisfaites. Elles regrettent que les ministres européens aient ignoré les avis scientifiques pour de nombreux stocks de poissons. Prenons, l’exemple de la morue du nord en Mer celtique et dans le canal de la Manche. Le quota de pêche recommandé était de 4.000 tonnes et il a finalement été établi à 12.000 tonnes. Mais surtout ces quotas arrivent bien trop tard : une cinquantaine de pays ont décidé en novembre dernier d'instaurer à partir de 2017 des quotas pour l’espadon de Méditerranée. Ce poisson n'avait jamais bénéficié d'une telle mesure de protection. Pour les ONG, il était temps d'agir: en 30 ans, la population de ce poisson très prisé a chuté de 70%.

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