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Agriculture - Pêche

La Chambre d'agriculture de Dordogne lance une "charte de bon voisinage" pour limiter les conflits

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Périgord

La Chambre d'agriculture veut conclure une "charte de bon voisinage " entre les agriculteurs, les communes et les citoyens. L'objectif est de limiter les conflits sur l'épandage des traitements agricoles ou pour l'installation de bâtiment agricoles.

A Saint-Aquilin, le méthaniseur de Jules Charmoy a soulevé l'opposition des voisins
A Saint-Aquilin, le méthaniseur de Jules Charmoy a soulevé l'opposition des voisins © Radio France - Harry Sagot

Dordogne, France

La Chambre d’agriculture de la Dordogne organise une vingtaine de réunions publiques jusqu'à la mi-février, pour présenter son projet de Charte de bon voisinage. L'objectif, c'est d'apaiser les relations entre les paysans et leurs voisins, en rétablissant le dialogue quand c'est possible. La première réunion  se tient ce jeudi 16 janvier à la salle des fêtes de Saint-Géraud de Corps.

Interview de Fabien Joffre, vice-président de la Chambre d'agriculture de Dordogne, sur France Bleu Périgord

21 réunions publiques sont organisées du 16 janvier au 13 février 2020 - Aucun(e)
21 réunions publiques sont organisées du 16 janvier au 13 février 2020 - Chambre d'agriculture

Les grandes lignes de cette charte sont déjà arrêtées :  d'un côté, les agriculteurs s’engageraient (par exemple) pour le bien être animal, ou à prendre des précautions pour l'épandage des traitements. Et en cas de projet de bâtiment agricole, l'exploitant tentera d'abord d'en parler aux maire ou aux voisins.  En retour, les agriculteurs demandent aux élus de jouer les médiateurs pour apaiser les conflits et trouver un accord amiable, quitte à organiser des réunions de dialogue. Les Périgourdins qui voudraient s'engager personnellement se renseigneront avant d'emménager près d'une ferme, ne bloqueront pas le passage des tracteurs, et surtout essaieront d'abord de parler avec bienveillance et d'avertir le maire avait de saisir la justice.

Des conflits interminables...

A St-Aquilin par exemple, le permis de construire du méthaniseur de Jules Charmoy est toujours contesté un an après sa mise en route, et cet éleveur bio (et porte-parole de la Confédération paysanne) comprend mal l'opposition de certains de ses voisins "c'est une contestation globale de l'agriculture comme étant une activité gênante [...] et demain ne décision de justice peut arrêter notre activité du jour au lendemain."

Jules Charmoy, agriculteur bio à Saint-Aquilin

... et des concentrations d'animaux gênantes

Les conflits ne sont pourtant pas toujours provoqués par des néo-ruraux : au Change, Dominique Lacoste vivait depuis des années à côté d'un élevage de veaux, et elle n'a saisi la justice avec l'aide de la SEPANSO qu'en 2019, quand elle a appris que le nombre de bêtes allait doubler "ça ne me posait pas de problème d'être à côté d'une exploitation, des vaches qui meuglent et des coqs qui crient ça ne me dérange pas, mais c'est la concentration d'animaux près des habitations qui est gênante."

Dominique Lacoste, militante SEPANSO en conflit avec l'élevage voisin

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