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Agriculture – Pêche

La colère des producteurs de moules de bouchot d'Annoville, à l'arrêt depuis 10 jours

jeudi 7 septembre 2017 à 10:04 Par Lucie Thuillet, France Bleu Cotentin

Après les pêcheurs à pied, ce sont les mytiliculteurs qui sont touchés. Un arrêté préfectoral leur interdit de pêcher et de commercialiser leurs moules de bouchot, depuis le 25 août 2017. En cause : des taux trop élevés de la bactérie Escherichia Coli relevés dans la mer.

Fabrice Lehénaff mytiliculteur à Hauteville-sur-Mer, devant sa station de purification
Fabrice Lehénaff mytiliculteur à Hauteville-sur-Mer, devant sa station de purification © Radio France - Lucie Thuillet

Annoville, France

Depuis le 25 août 2017, les producteurs de moules de bouchots sont à l'arrêt sur le secteur d'Annoville, près d'Hauteville-sur-Mer. Un arrêté préfectoral leur interdit de pêcher ou vendre leurs moules. La faute à une bactérie, l'Escherichia Coli, bactérie que l'on trouve dans les matières fécales.

Des taux trop importants de cette bactérie sont parfois relevés dans ce secteur. C'est ce qui a conduit à l'interdiction de pêcher à pied les coquillages fouisseurs (coques, palourdes) depuis le mois de mai dernier et de manière préventive, à interdire parfois la baignade à Hauteville-sur-Mer, en période de grandes marées. Et cette fois, c'est la mytiliculture qui est touchée après deux "mauvais prélèvements" les 22 et 24 août.

Je perds 30.000 euros par semaine

Les mytiliculteurs concernés enregistrent des pertes importantes. "On nous empêche de travailler. C'est une perte pour mon entreprise de 15 à 20.000 euros par semaine. Et puis nous prenons du retard car toutes les moules restent en place sur les pieux et nous ne pouvons pas mettre en place les juvéniles pour la saison suivante" , explique Fabrice Lehénaff.

"Je perds 30.000 euros par semaine car je devrais vendre entre 15 et 20 tonnes en ce moment, chaque semaine. Sans compter l'image qu'on donne à nos clients ! On a connu la même chose il y a 5 ans et depuis rien n'a changé" " lance Loïc Leclerc, un autre mytiliculteur d'Hauteville-sur-Mer.

Plusieurs hypothèses sont soulevées pour expliquer cette pollution récurrente, surtout en période de grande marée, près des havres de la Sienne et de la Vanlée : l'état des réseaux d'assainissement et des stations d'épuration, des épandages près des cours d'eau ou encore les déjections des moutons de prés salés.