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La Confédération Paysanne de Vaucluse demande aux sénateurs de voter contre les néonicotinoïdes

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Par , France Bleu Vaucluse

La Confédération Paysanne a écrit à tous les sénateurs pour refuser l'utilisation des néonicotonoïdes pour lutter contre un puceron des betteraves. En Vaucluse, aucun sénateur n'a répondu. Le syndicat agricole redoute que d'autres secteurs demandent un feu vert pour ce pesticide.

La Confédération Paysanne de Vaucluse manifestait devant la permanence du sénateur à Sorgues (Vaucluse)
La Confédération Paysanne de Vaucluse manifestait devant la permanence du sénateur à Sorgues (Vaucluse) © Radio France - Philippe Paupert

Les sénateurs se prononcent mardi sur l'autorisation ou non d'utiliser les néonicotinoïdes pour combattre la jaunisse des betteraves. Les députés ont déjà voté pour mais la Confédération Paysanne refuse le retour de ces insecticides très critiqués pour leur danger. Le syndicat agricole a envoyé un courrier à tous les sénateurs de France pour leur demander de s'opposer au texte.  En Vaucluse, aucun des trois sénateurs n'a répondu. La Confédération Paysanne manifestait donc avec une dizaine de militants devant la permanence du sénateur Alain Milon (Les Républicains) à Sorgues.   

La Confédération Paysanne demande aux sénateurs de voter contre une loi scélérate

Laurent Théron, le responsable de la Confédération Paysanne en Vaucluse, souhaite que le sénateur UMP vote contre le retour des néonicotinoïdes car "sept Français sur 10 sont opposés aux néonicotinoïdes. Comme le sénateur représente les Français, il doit suivre l'avis de la population et voter contre cette loi scélérate. C'est complètement fou de revenir en arrière, surtout pour de très mauvaises raisons : la baisse de rendement est due surtout à la sécheresse et pas aux pucerons.

Le mode de culture est à mettre en question. Les producteurs de betteraves ne produisent plus pour le sucre, on est déjà excédentaire, ils produisent pour des agrocarburants. C'est-à-dire qu'on va utiliser des pesticides pour mettre du carburant dans nos bagnoles ! À un moment, il faut savoir s'arrêter dans cette voie stupide. Voter contre cette loi, c'est du bon sens. Même si le député Alain Milon (UMP) n'est pas de notre bord politique, j'espère qu'il nous entendra."   

Risque de brèche ouverte pour la cerise

Jean Pierre Martinet, agriculteur à la retraite en Vaucluse, redoute  que l'autorisation pour la betterave ouvre une brèche pour d'autres productions : "les producteurs de cerises vont recommencer à vouloir mettre des produits pour la mouche. On n'arrête pas d'augmenter de 20% par an l’utilisation des pesticides alors que c'était décider de les réduire.  Y a rien de prouvé que c'est indispensable. On est dans un grand échec global. On augmente la productivité mais comme les cours baissent, on ne gagne rien. C'est de la folie."

Lors du vote à l'Assemblée nationale, les députées LREM de Vaucluse étaient absentes ou s'étaient abstenues. Le député Les Républicains Julien Aubert avait voté pour le retour de l'insecticide. L'autre député Les Républicains Jean-Claude Bouchjet avait voté contre. La députée Ligue du Sud n'était pas dans l'hémicycle pour ce vote. Nous avons cherché à joindre le sénateur Alain Milon, il ne nous a pas répondu.  

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