Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Salon de l'Agriculture 2019

La Corrèze, département champion de la production de framboises !

-
Par , France Bleu Limousin, France Bleu

Le salon de l'agriculture, ce n'est pas que l'élevage. Les productions végétales ont aussi leur place et la Corrèze met les siennes en valeur à Paris. Parmi elles, et ce n'est pas la plus répandue, il y a la framboise. La Corrèze est même le département français où on en produit le plus.

La Corrèze est le premier département français producteur de framboises
La Corrèze est le premier département français producteur de framboises © Maxppp - Christian Watier

Le verger corrézien est à l'honneur cette semaine au salon de l'agriculture à Paris, car il n'y a pas que l'élevage dans le département. Le conseil départemental, qui a réservé un stand pour toute la semaine, braque les projecteurs sur les productions fruitières et notamment celle des framboises qui est loin d'être la plus connue. Et pourtant, la Corrèze est le département de France où en produit le plus.

De l'industrie à la consommation en frais

500 tonnes de framboises sont ainsi cueillies sous la trentaine d'hectares de serres d'une trentaine de producteurs installés majoritairement dans le bassin de Brive et en basse Corrèze. " Cette production était très répandue il y a une vingtaine d'années. Il y avait environ deux cents producteurs sur une centaine d'hectares " cadre Jean-Claude Duffaut, conseiller à la chambre d'agriculture de la Corrèze. " C'était une production en plein champ à destination de l'industrie. Il y a eu une grosse transformation, notamment à cause de la concurrence étrangère et d'une maladie de sol qui a affecté les framboisiers. Ce type de production a disparu et, aujourd'hui, il s'agit de spécialistes qui ont cette activité principale ".

Un suivi spécifique et très technique

La famille Boissieras, à Juillac, fait figure d'un des plus gros producteurs du département. On cultive la framboise depuis une trentaine d'années. D'abord, donc, pour l'industrie avant que le marché se referme. " Mais, parallèlement, on sentait qu'il y avait un marché sur les produits frais à consommer immédiatement " explique Gérard, l'un des associés, " et, petit à petit, on a mis la technique de culture en place et on s'est engouffré dans ce créneau ". Là, on produit 80 tonnes de framboises sur six hectares tous les ans. Au prix d'une grande technicité car la production est très exigeante. Alors, on essaye ici de maîtriser les choses sur toute la chaîne de production, " de la production du plan jusqu'à la commercialisation du produit " explique Gérard Boissieras.

L'exploitation de Gérard Boissieras à Juillac est l'une des plus importantes productrices de framboises en Corrèze
L'exploitation de Gérard Boissieras à Juillac est l'une des plus importantes productrices de framboises en Corrèze © Radio France - Nicolas Blanzat

"Plus de 50% du chiffre d'affaires est lié à la main d'oeuvre"

L'exploitation dispose ainsi de sa propre pépinière pour les plans, avec des variétés gustatives, cultivés majoritairement en pot mais aussi en plein terre. Différentes techniques sont adoptées afin de produire de mai à décembre. " On stocke les plans au frigo pour leur faire croire qu'ils sont toujours en hiver. On fait ensuite des sorties programmées et progressives pour produire tout au long de la saison ". Sinon, impossible d'en vivre car il faut un suivi permanent. " La framboise, on est obligé de la récolter tous les deux jours pour avoir un produit de qualité et qui présente bien " détaille Gérard Boissieras. Et la main d'oeuvre, pour la récolte, pèse lourd à raison d'une heure de travail pour cueillir quatre à cinq kilos. " Plus de 50% de notre chiffre d'affaires est lié à la main d'oeuvre " reprend ce producteur qui dispose de dix salariés en permanence, et jusqu'à cinquante en pleine saison au moment de la récolte. D'où un produit relativement coûteux, principalement vendu là où il y a du pouvoir d'achat : en régions parisienne et bordelaise et sur la côte d'Azur.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess