Agriculture – Pêche

La Creuse attend toujours la reconnaissance de calamités agricoles

Par Valérie Mosnier, France Bleu Creuse samedi 17 octobre 2015 à 11:28

Le déficit de pluie a entraîné des pertes fourragères supérieures à 30%
Le déficit de pluie a entraîné des pertes fourragères supérieures à 30% © Maxppp - GEORGES BARTOLI

C'est un nouveau coup dur pour les agriculteurs creusois, le Comité National de Gestion des Risques en Agriculture a décidé d’ajourner le dossier de demande de reconnaissance de calamités agricoles de la Creuse.

La profession dans son ensemble se dit "atterrée" . D'après la Chambre d'Agriculture de la Creuse, et son président Jean-Philippe Viollet, sur l’ensemble du département, les pertes fourragères sont incontestables et elles sont **nettement supérieures au seuil minimum de 30 % nécessaire** pour obtenir le classement en calamités. Sur la période estivale, le déficit pluviométrique a enregistré des records historiques dans près de la moitié des stations météo du département. De même, l’indice national d’humidité des sols fait apparaître la Creuse comme l’un des départements ayant été le plus affecté.

Stupeur, amertume et colère pour Jean-Philippe Viollet

Au cours de l’été, la Chambre d’Agriculture s’est fortement mobilisée pour réaliser des **enquêtes sur vingt-deux exploitations représentatives de leur secteur géographique afin d’établir, avec le plus de précision possible, le niveau de perte de fourrages auquel les exploitations doivent faire face. La Chambre d’Agriculture, les syndicats représentatifs de la profession ainsi que la Direction Départementale des Territoires et le Préfet lui même se sont, par ailleurs, beaucoup impliqués au sein du comité départemental d’expertise**. 

Incompréhension totale 

La profession dans son ensemble demande un réexamen urgent de ce dossier sur la base des éléments chiffrés et en prenant en considération la détresse réelle de tous les agriculteurs.

Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse

 Les syndicats, comme la Chambre d'Agriculture, dans un communiqué commun, déclinent toute responsabilité en cas de débordements de la part d'agriculteurs désespérés. Rappelons que la reconnaissance de l'état de calamités agricoles déclenche des indemnités pour permettre aux agriculteurs d'acheter du fourrage pour passer l'hiver.