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Agriculture – Pêche

La dernière transhumance pour Thierry Ganem et ses brebis

dimanche 23 juillet 2017 à 16:44 Par Benjamin Glaise, France Bleu Orléans

Privé de financement, l'éleveur Thierry Ganem va devoir mettre un terme à ses transhumances sur les bords de Loire du côté de Saint Benoit sur Loire. Il effectuait samedi sa dernière transhumance. Avec émotions, il a bien voulu faire quelques pas avec France Bleu.

Les 250 brebis de Thierry Ganem ne passent pas inaperçus dans les rues et sur les ponts des villages du bord de Loire
Les 250 brebis de Thierry Ganem ne passent pas inaperçus dans les rues et sur les ponts des villages du bord de Loire © Radio France - Thierry Ganem

Saint-Benoît-sur-Loire, France

Entre Saint Benoit sur Loire et Saint Firmin sur Loire, vous avez peut-être vu passé hier des dizaines de moutons au bas de vos fenêtres ou devant vos jardins. Et pour cause c'est le temps des transhumances. Et celle-ci, c'est celle de Thierry Ganem, un éleveur du Loiret qui effectue la transhumance avec ses moutons après 2 mois passés sur les bords de la Loire.

Les 250 brebis, escortées par Thierry Ganem (l'éleveur) mais aussi par la bergère et les 5 chiens, ne mouftent pas et marchent droit - Radio France
Les 250 brebis, escortées par Thierry Ganem (l'éleveur) mais aussi par la bergère et les 5 chiens, ne mouftent pas et marchent droit © Radio France - Thierry Ganem

Un peu de tristesse et beaucoup de nostalgie

Et il y avait beaucoup de nostalgie ce samedi car c'était la der des der pour Thierry Ganem car on lui a retiré les financements qui lui étaient nécessaire pour effectuer chaque année cette transhumance. A cette époque de l'année lorsqu'il se déplace sur les routes, dans les chemins, c'est toujours avec ses copines, et elles sont nombreuses, 250 brebis. Et il les reconnait presque toutes : "On les connait bien et l'on connait surtout leur comportement. Vous voyez, là, depuis le temps que l'on parle ensemble, je ne me suis pas retourné. Et je suis certain que le troupeau nous suit malgré qu'il y ait des ouvertures de champs de chaque côté. Depuis 6h, elles me suivent aveuglément. C'est moi le maître et elles ont complètement confiance en moi."

Le reportage de la rédaction sur les 250 bèhèhètes de Thierry Ganem

Même dans l'eau, les brebis suivent leur maître avec une confiance aveugle - Radio France
Même dans l'eau, les brebis suivent leur maître avec une confiance aveugle © Radio France - Thierry Ganem

Une confiance aveugle en leur éleveur

Une confiance totale de la part des 250 brebis, toutes très différentes, certaines sont indépendantes, d'autres craintives, ou encore meneuses, trainardes, chacune à son caractère : "Je ne vous cacherai pas qu'il y a des brebis meneuses. Les deux derrière qui vous suivent pas à pas sont des brebis qui ont été élevées au biberon donc elles sont très très familières. On peut les caresser[sans problème]." Le problème, c'est qu' force de se la jouer meneuses, les deux brebis de tête en ont oublier qui était le chef comme vous pouvez l'entendre dans le son ci-dessous :

Quand les brebis les plus téméraires décident d'outrepasser les ordres de leur maître, la situation est de nouveau très rapidement sous contrôle

L'âne est toujours là, à suivre les brebis, calmement derrière les chiens rabatteurs  - Radio France
L'âne est toujours là, à suivre les brebis, calmement derrière les chiens rabatteurs © Radio France - Thierry Ganem

Une brebis nommée Marie Thérèse

Les chiens ils sont 5 à aider l'éleveur mais aussi et surtout la bergère, Johanna Meijer. Une Néerlandaise qui a quitté son pays il y a 7 ans pour travailler dans le Loiret auprès de brebis. D'ailleurs elle les reconnait toutes, et leur a même donné des noms, pas très hollandais : "Il y a Marie-Thérèse, Sarah et il y a une émeraude... (- C'est presque des noms de princesse ?) Oui !"

Et si c'était la dernière transhumance pour Johanna, la belle histoire continue car à la retraite de Thierry, c'est elle qui reprendra l'exploitation.

Sur les bords de Loire, les brebis ont un intérêt crucial. Elles sont les tondeuses écologiques des rives qui permettent ensuite de s'y promener - Radio France
Sur les bords de Loire, les brebis ont un intérêt crucial. Elles sont les tondeuses écologiques des rives qui permettent ensuite de s'y promener © Radio France - Thierry Ganem

Les explications de Thierry Ganem sur l'arrêt du financement de la transhumance

Thierry Ganem est remonté est déçu des décisions qui font qu'il n'a plus de financement et qu'il doit donc arrêter toute transhumance