Agriculture – Pêche

La détresse d'un éleveur de la Haute-Vienne, avec la sécheresse il n'a plus d'eau pour abreuver ses vaches

Par Françoise Ravanne, France Bleu Limousin vendredi 21 octobre 2016 à 17:26

Les 200 bovins d'Olivier Tournieroux ont besoin de 10 000 litres d'eau chaque jour
Les 200 bovins d'Olivier Tournieroux ont besoin de 10 000 litres d'eau chaque jour © Radio France - Françoise Ravanne

Un agriculteur du nord de la Haute-Vienne crie son désarroi car avec la sécheresse il ne parvient plus à abreuver son troupeau de Bovins. Éleveur à Saint-Léger-Magnazeix,Olivier Tourniéroux est contraint d'aller puiser de l'eau dans une rivière située à 8 kilomètres de son exploitation .

A 29 ans, Olivier Tournieroux qui a repris l'exploitation familiale il y a 10 ans, a vu ces derniers temps ses bêtes dépérir, maigrir, faute de s'abreuver suffisamment. L' étang voisin où elles avaient l'habitude d'aller boire est à sec. Le problème c'est que le jeune éleveur n'est pas raccordé au réseau d'eau communal géré par la SAUR. Il s'est donc tourné vers la commune voisine qui jouxte son exploitation pour aller puiser de l'eau dans une rivière mais c'est une vraie galère car ses vaches ont besoin de 10 000 litres d'eau par jour.

"Je suis obligé de faire 4 trajets par jour pour mes bêtes, ça me prend tout mon temps"

C'est à Lussac-les-Eglises, à 8 kilomètres de son exploitation qu'Olivier Tourniéroux a obtenu l'autorisation de puiser de l'eau dans un cours d'eau. Il doit s'y rendre avec son tracteur et une citerne qu'il remplit au terme de longs efforts. "ça me prend les trois quarts de ma journée car je dois m'y rendre à 4 reprises pour ramener à chaque fois 3000 litres d'eau" Ses 200 bêtes ont en effet besoin de 10 000 litres d'eau par jour. "Ce que je veux c'est être raccordé le plus vite possible au réseau d'eau de la commune de Saint-Léger-Magnazeix".

Une situation d'urgence à laquelle la mairie tente de répondre mais....

Josiane Demousseau, la maire de Saint-Léger-Magnazeix, a demandé un devis à la SAUR qui gère l'eau dans sa commune pour raccorder la ferme du jeune éleveur , mais c'est long et cher. Il faut aussi le temps d'obtenir des subventions. Elle a toutefois proposé une solution d'urgence : un captage dans le village le plus proche de l'exploitation , mais Olivier Tournieroux n'en veut pas car c'est encore trop loin de sa ferme et il explique que comme il faudra payer la facture, il ne sera pas sur place pour surveiller et savoir qui aura accès à cette eau . En attendant il espère une chose : le retour d'une pluie abondante.

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