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Agriculture – Pêche DOSSIER : La ruralité : un enjeu électoral 2017

La difficile transmission des exploitations agricoles iséroises

samedi 4 mars 2017 à 6:00 Par Jacky Page, France Bleu Isère

Chaque année, environ 120 exploitants s'installent en Isère, la plupart en reprenant une ferme. Les temps changent, les exploitations ne se transmettent plus comme autrefois de père en fils. Exemple avec un agriculteur de Beaurepaire qui souhaite prendre sa retraite à 60 ans.

Jean-Luc Petit, producteur de fruits et maïs à Beaurepaire, cherche à céder son exploitation
Jean-Luc Petit, producteur de fruits et maïs à Beaurepaire, cherche à céder son exploitation © Radio France - Jacky Page

Beaurepaire, France

A Beaurepaire, Jean-Luc Petit cultive 38 hectares, partagés entre production de maïs de semence et cultures fruitières, pommes, poires et framboises. Ces terres avaient été achetées par son père dans les années 60. Jean-Luc Petit y a travaillé en GAEC aux côtés de son père, jusqu’au départ en retraite de ce dernier. Désormais, c’est au tour du fils de préparer sa retraite. En apprenant que sa longue carrière lui ouvrait droit à un départ à 60 ans, il s’est donc mis en 2014, trois ans avant l'échéance, à la recherche d'un acquéreur, car aucun de ses trois enfants ne s'est orienté vers l'agriculture.

Pour ce faire, le registre des départs et installations de la chambre d’agriculture a été mis à contribution. Un jeune de 24 ans s’est montré intéressé, et pendant toute une année, il a sérieusement préparé son installation en travaillant à la ferme. Mais au dernier moment, il a renoncé à son projet. Pourtant, l’exploitation rapporte suffisamment pour pouvoir envisager de rembourser les emprunts tout en dégageant un revenu.

Pour rendre le projet de reprise plus attractif, Jean-Luc Petit a passé un accord avec son cousin, lui aussi bientôt retraité, afin d'y ajouter les 18 hectares cultivés par celui-ci. Mais le travail d’arboriculteur est éprouvant et demande beaucoup d’interventions manuelles. « Les jeunes en général souhaiteraient plutôt avoir du foncier pour cultiver des céréales, mais le moins possible effectuer des travaux manuels comme nous le faisons en production fruitière », commente Jean-Luc Petit.

De plus en plus de candidats à la reprise en reconversion professionnelle

Les candidats à la reprise ne sont pas forcément issus du milieu agricole. C'est ce que constate Jean-Marc Vallet, conseiller transmission à la chambre d'agriculture : « nous avons une grande partie de candidats en reconversion professionnelle. Ils ont de 30 à 40 ans, ont eu une vie de salarié, et quelque part dans leur tête souhaitaient un jour pouvoir s’installer en agriculture ».

Le rêve, pour ces ex-salariés qui franchissent le pas, c’est souvent une installation en maraîchage. Cela ne nécessite pas une très grande surface, semble plus abordable, mais Jean-Marc Vallet insiste sur la somme considérable de travail que cela exige. Pour assurer la rentabilité d’une exploitation maraîchère, il faut vendre directement ses produits. Il faut donc être à la fois agriculteur et commerçant. D’où la nécessité d’une formation et d’un bon accompagnement.

Sans repreneur, la possibilité d'un démantèlement par parcelles

A Beaurepaire, Jean-Luc Petit, éligible cette année à la retraite, garde l’espoir qu’un arboriculteur se manifeste. Il a été contacté par un exploitant des Charentes, originaire de l’Isère, qui souhaiterait revenir dans le département. Si l’affaire n’est pas conclue, notre agriculteur aura recours au plan B. La SAFER, la société d'aménagement foncier et d'établissement rural, a le dossier entre les mains. D’autres exploitants du voisinage seraient intéressés pour le rachat de parcelles, ce qui impliquerait un démantèlement des terres. « Elles ne resteront pas en jachère, je ne suis pas inquiet là-dessus », souligne l’agriculteur, en rappelant qu’il préférerait nettement transmettre l’intégralité de son bien à une personne qui s’installerait.

Autour de Beaurepaire selon lui, on trouvait une quarantaine d'exploitants agricoles il y a 20 ans. Ils ne sont plus qu'une quinzaine aujourd’hui.

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