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Agriculture – Pêche

La distance entre les champs traités au pesticide et les maisons "est une avancée" pour le ministre de l’Agriculture

Trois, cinq ou dix mètres ? Quelles distances entre les habitations et les zones d’épandage de pesticides ? En Haute-Loire ce dimanche, le ministre de l'Agriculture est revenu sur le décret proposé par le gouvernement, qui sera soumis à une consultation.

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume aux Terres de Jim ce dimanche en Haute-Loire.
Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume aux Terres de Jim ce dimanche en Haute-Loire. © Radio France - Victor Vasseur

Bains, France

Une consultation est lancée ce lundi, et la question divise déjà : faut-il appliquer une distance entre les habitations et les champs où sont utilisés des pesticides ? Aux "Terres de Jim", en Haute-Loire, de nombreux agriculteurs s’opposent à cette possible mesure. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, était présent, ce dimanche à Bains, près du Puy-en-Velay, où se tient cette fête, la plus grande fête agricole en plein air d’Europe. Il est revenu sur la polémique autour d'une proposition du gouvernement. Celle de créer des zones de non traitement de 5 à 10 mètres entre les cultures traitées aux pesticides et les habitations, alors qu'une consultation est lancée ce lundi.

Quand on en parle avec Daniel, sa première réaction est de lever les yeux au ciel : "C’est une grande bêtise." Cette proposition, cet agriculteur de Haute-Loire et son ami ne veulent pas en entendre parler : "À l'origine, il n’y avait que de la terre agricole, il n’y avait rien, que des agriculteurs, pas de ville ni de lotissements. On ne va pas les empoisonner. On ne leur demande rien aux riverains".

A ECOUTER : "Il nous faut des solutions" selon Yoann, un jeune agriculteur des Deux-Sèvres.

Une fois de plus, ce sont les agriculteurs qui sont pointés du doigt déplore Yoann : "Cela va changer quoi ? Un petit coup de vent, les pesticides vont voler de la même manière." Ce jeune exploitant de 22 ans originaire des Deux-Sèvres poursuit : "Si on nous trouve une solution qui marche, en face, pourquoi pas. Mais ce n’est pas le cas."

A ECOUTER : Le ministre de l'Agriculture, qui explique la proposition.

Des pancartes déposées par des manifestants à l'entrée des Terres de Jim en Haute-Loire. - Radio France
Des pancartes déposées par des manifestants à l'entrée des Terres de Jim en Haute-Loire. © Radio France - Victor Vasseur

"Entre 0 et 150 mètres, il y a la possibilité de regarder les choses" - Didier Guillaume

"Celles et ceux qui travaillent dans la terre, ne peuvent pas être ceux qui polluent la terre" a déclaré Didier guillaume, dans un discours, "ce n’est pas le gouvernement qui a pris la décision, ce sont les scientifiques" a martelé le ministre de l’Agriculture, à la tribune ce dimanche, lors des Terres de Jim. "Je me suis fait insulter, honnir, caricaturer car j'ai dit que c'était absurde de mettre des zones de non-traitement à 150 mètres d'une habitation. J'ai dit que c'était ne rien connaître et faire fi du rationnel"a -t-il ajouté. Avant de conclure, "Quand l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments) nous dit, il faut mettre des zones de 5 à 10 mètres et soumettre ça à la consultation. Et bien je crois que ça, c'est bien. C'est une avancée. Entre 0 et 150 mètres, il y a la possibilité de regarder les choses" a déclaré Didier Guillaume.

"Pas assez" pour des militants écologiques

Pour les associations de défense de l'environnement, séparer les maisons des champs de 5 à 10 mètres, ce n'est pas assez. "Ce sont des produits très volatiles qui se déplacent très vite" assure Renaud. Ce militant chez France Nature Environnement en Haute-Loire veut que la mesure aille plus loin, comme l’a fait le maire de Langouët en Bretagne.

Ce dimanche, lors du concours de labour, aux Terres de Jim en Haute-Loire. - Radio France
Ce dimanche, lors du concours de labour, aux Terres de Jim en Haute-Loire. © Radio France - Victor Vasseur

Pour éviter d'enflammer le débat, le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume propose du cas par cas. La mesure pourrait être adaptée en fonction de chaque commune. Le gouvernement tranchera au mois de novembre, pour une application de la mesure à partir du 1er janvier 2020.

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