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La divagation animale, problème corse dans l'impasse ?

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Par , France Bleu RCFM, France Bleu

Y-aura-t-il bientôt des puces GPS sur les oreilles des bovins ? L'Office de développement agricole et rural y travaille. Des incidents ont à nouveau eu lieu dans deux villages de Castagniccia.

Des vaches en divagation sur les hauteurs de Bastia, en août 2018
Des vaches en divagation sur les hauteurs de Bastia, en août 2018 © Radio France - Christophe Giudicelli

Va-t-on un jour sortir de l'impasse du problème de la divagation animale ? La semaine dernière, en Castagniaccia, deux taureaux ont chargé des enfants, à Pulverosu, et sept vaches ont été abattues à l'arme à feu, à Monte. Certains maires évoquent eux-mêmes les moyens les plus radicaux, dans l'intérêt de leurs populations. Des arrêtés municipaux d'abattage systématiques ont été pris dans certaines communes.

Transports nocturnes

A Monte, le maire Jean-François Mattei se dit impuissant. Certains éleveurs peu scrupuleux se permettent, selon lui, de "monter" leurs bêtes en pleine nuit dans des bétaillères, afin qu'elles paissent. 

"Ça n'est pas un secret ! On n'a pas d'éleveurs bovins chez nous, on voit arriver des bétaillères la nuit, qui déversent les bêtes parce qu'on a de grosses surfaces. La solution n'est pas d'abattre les animaux, il faut se mettre autour d'une table et trouver des solutions. Mais quand on les appelle (les éleveurs), leur solution est de dire que ce ne sont pas le leur... je comprends certaines personnes".

Des scènes de divagation de bovins durant lesquelles on frôle parfois le fait divers tragique. 

"La nuit, les gens ne peuvent plus se promener sur la route. La dernière fois, des personnes se promenaient avec des enfants, il y a un taureau qui a chargé, et qui est reparti avec une bicyclette sur les cornes !", explique le maire de Monte.

Non-loin de là, à Pulverosu, le maire a pris un arrêté d'abattage permanent. Il y a quelques jours, deux taureaux ont chargé des enfants, qui se sont réfugiés sur sa terrasse pour échapper aux animaux. Une recherche a été organisée avec les lieutenants de louveterie, en vain.

Des clôtures, et des puces géo-localisables

Les maires en appellent aux forces de l'ordre, et aux pouvoirs publics. De son côté, la Collectivité de Corse assure prendre le problème à bras-le-corps. Quatre millions d'euros devraient être investis par l'ODARC pour un grand plan de clôturage, dans les micro-régions les plus touchées. Parallèlement, l'office de développement agricole travaille à un système de puce GPS, intégrée dans les bagues sur les oreilles des bovins.

"Nous pourrions sortir un prototype dans les prochains mois, si le gouvernement nous garantit le changement dans la réglementation", explique Lionel Mortini, le président de l'ODARC et conseiller exécutif. "Cela intégrerait un élevage de précision qui intégrerait la gestion du troupeau, et un système d'alerte dès qu'un animal est dans un village ou sur une route. Cela se fera avec la profession, même si aujourd'hui, une partie de celle-ci ne comprend pas ce que nous voulons faire".

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