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La Dordogne reste le département de France le plus touché par la tuberculose bovine

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Par , France Bleu Périgord

25 foyers de tuberculose bovine ont été détectés cette année en Dordogne contre 19 l'année dernière. Le département reste le plus touché de France par cette maladie véhiculée notamment par la faune sauvage.

La Dordogne reste le département le plus touché de France avec 25 foyers détectés cette année (photo d'illustration)
La Dordogne reste le département le plus touché de France avec 25 foyers détectés cette année (photo d'illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

Le combat contre la tuberculose bovine continue en Dordogne, département le plus touché de France par cette maladie qui concerne les élevages du département depuis maintenant une dizaine d'années. 25 foyers ont été détectés cette année en Périgord contre 19 l'année dernière en Périgord a-t-on appris ce mercredi 28 octobre lors de la réunion du comité de pilotage de la lutte contre cette maladie, qui se tenait en préfecture. Sur les 93 foyers français, 81 sont situés en Nouvelle Aquitaine, région la plus touchée. 83% des foyers français sont situés dans la région.

Une hausse trompeuse

Une augmentation à relativiser estime Franck Martin, chef du service de santé protection animale de Dordogne. "25 c'est un nombre beaucoup trop important pour nous tous encore, estime-t-il, mais ce n'est pas forcément révélateur d'une situation qui se dégrade. Nous avions 19 foyers l'année dernière, nous en avons 25 cette année, moi j'y vois plutôt le signe d'une très bonne surveillance, d'un maintien de la pression de lutte de tous les acteurs, notamment des éleveurs et des vétérinaires. Je n'y vois pas quelque chose de négatif. J'ai plutôt l'impression qu'on reste dans une gamme autour de 20 foyers. Peut-être qu'on est déjà en train de descendre d'une marche par rapport au passé où nous étions plutôt autour des 30 foyers. On observe dans les départements qui s'assainissent une descente en escalier avec des plateaux qui durent deux à trois ans, où on passe de 30 foyers à 20, puis à une dizaine, et enfin on descend sous la barre des dix". 

Les blaireaux pointés du doigt

Conscients des risques, les éleveurs périgourdins appliquent depuis des années des mesures de prévention pour éviter les contaminations, ils dépistent les animaux tous les ans, ce qui représente 25.000 cheptels, 124.000 bovins. 550 animaux "douteux" ont été abattus cette année, et des mesures de biosécurité sont régulièrement mises en place. 

Mais il y a un facteur que les agriculteurs ne maîtrisent pas : la prolifération de la faune sauvage connue pour véhiculer la bactérie. "Le taux d'infection de la faune sauvage se stabilise entre 3 et 6% chez les blaireaux, un peu moins pour les sangliers explique Frédéric Piron, directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations de la Dordogne. Il est donc nécessaire de limiter les populations de sangliers et de piéger les blaireaux. C'est pour cela que les chasseurs sont des acteurs importants de la lutte" ajoute-t-il. 

Sur les 540 blaireaux abattus et dépistés cette année, 16 se sont révélés positifs. Cervidés et renards peuvent également contaminer les troupeaux.

Yannick Francès, éleveur bovin à Veyrines-de-Domme et vice-président de la Chambre d'agriculture de la Dordogne aimerait lui que les chasseurs effectuent plus de prélèvements. "On voit que les prélèvements de sangliers augmente explique-t-il. Mais la population se densifie aussi, et aujourd'hui et on n'arrive plus à s'en sortir. Pour lui il faut vite éradiquer cette population de sangliers pour revenir à des taux normaux.

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