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Agriculture – Pêche

Températures clémentes : dans le Val de Saire, 120 000 choux-fleurs partent à la poubelle

mardi 29 décembre 2015 à 18:30 Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Cotentin

La Manche ne connaît pas l'hiver : les températures avoisinent régulièrement les 15 degrés. Les producteurs de choux-fleurs font la grimace parce que leur production arrive en avance mais ne se vend pas. Conséquence : une partie des légumes va être détruite.

Hubert Léonard a déjà ramassé la totalité de ses choux-fleurs.
Hubert Léonard a déjà ramassé la totalité de ses choux-fleurs. © Radio France - Clémentine Vergnaud

Manche, France

Devant les champs de son exploitation de Gatteville-le-Phare, dans le Val de Saire, Hubert Léonard est désabusé. Tous ses choux-fleurs sont déjà ramassés : " En novembre et décembre, on a récolté la production de janvier, voire même début février", déplore-t-il. La nature est en avance et ça conduit à une surproduction. Donc, inévitablement, à une baisse des coûts. "On a réussi à en tirer 20 centimes par tête environ alors que le prix de production c'est plutôt 40 à 50 centimes", explique le producteur.

Les consommateurs ne sont pas au rendez-vous

Et encore, vendre une partie de ses choux-fleurs, c'est déjà une chance pour Hubert Léonard. Parce qu'avec les températures très douces, les consommateurs boudent les légumes d'automne et d'hiver. Conséquence : une grosse partie de la production n'est pas vendue. Le groupement des producteurs de légumes de la Manche, qui regroupe une centaine de producteurs, a donné une partie de la récolte à des associations caritatives, comme les Restos du Coeur ou la Banque alimentaire par exemple. Mais ça ne suffit toujours pas. "Environ 20 000 colis vont être détruits, soupire le directeur général, Jean-Marie Senin. Ca représente 120 000 choux-fleurs, alors que nous en produisons 3.5 millions chaque année. "

Plus de 120 000 choux-fleurs vont être détruits. - Radio France
Plus de 120 000 choux-fleurs vont être détruits. © Radio France - Clémentine Vergnaud

On est désoeuvrés

Pour chaque chou-fleur détruit, les producteurs recevront une compensation de 10 à 15 centimes de la part de l'Union Européenne. Pas de quoi leur permettre de se maintenir à flots. Et la situation ne semble pas partie pour s'améliorer. "Je ne sais pas quand ça va s'améliorer. Le froid n'est pas prévu avant le début de l''année prochaine au minimum donc on est dans une situation inextricable." Ne reste alors qu'une option pour Hubert Léonard : "Allumer un cierge pour qu'il neige dans toute l'Europe."