Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Agriculture - Pêche

La FNSEA menace de bloquer les stations d'épuration contre les zones de non-traitement aux pesticides

Le syndicat agricole FNSEA envisage de bloquer les stations d'épuration, en refusant l'épandage des boues qui en sortent dans les champs des agriculteurs. Il réclame toujours un moratoire sur les zones de non-traitement (ZNT) aux produits phytosanitaires, en vigueur depuis le 1er janvier.

La FNSEA menace de bloquer les stations d'épuration (photo d'illustration)
La FNSEA menace de bloquer les stations d'épuration (photo d'illustration) © Maxppp - JEAN FRANCOIS COLLIN

Bretagne, France

Bloquer les stations d'épuration : c'est l'appel de la FNSEA, le principal syndicat agricole, pour faire pression sur le gouvernement et demander un moratoire sur les zones de non-traitement (ZNT) aux produits phytosanitaires. Depuis le premier janvier, la pulvérisation de ces produits ne peut pas se faire à moins de dix mètres des habitations pour les cultures basses (céréales et légumes) et 20 mètres pour les cultures hautes (vignes et fruits).

Refuser l'épandage des boues

Pour l'heure, il ne s'agit pas d'aller bloquer physiquement les stations d'épuration avec les tracteurs en Bretagne. "Aujourd'hui, _on met à disposition gratuitement notre foncier agricole pour recevoir les boues des stations_, explique Franck Guéhennec, président de la FDSEA dans le Morbihan. Ça sert de fertilisant à certains, mais ce n'est pas indispensable, et on ne voit pas pourquoi on continuerait à rendre ce service au vu des règles qu'on nous impose." 

Les agriculteurs pourraient donc choisir de ne plus les épandre : "si ces boues doivent être traitées, vous pouvez imaginer la répercussion sur les collectivités et les impôts", lance Franck Guéhennec. "La sortie des boues se fait surtout au printemps, donc les gestionnaires des stations ont besoin des débouchés agricoles pour gérer leur stock, indique Jean-Alain Divanach, patron de la FDSEA dans le Finistère. C'est un moyen de mettre la pression pour demander un moratoire sur les ZNT." 

La qualité des boues questionnées

Une action aussi motivée en Bretagne par un questionnement sur la qualité des boues du côté des agriculteurs, notamment en lien avec le norovirus qui affecte une partie des huîtres. "Certaines stations d'épuration ont débordé, et en pleine période de gastro, on retrouve le virus dans la mer ! s'agace Franck Guéhennec. On s'inquiète pour nos ostréiculteurs."

"On n'analyse pas tout dans ces boues et certaines molécules comme des métaux lourds ou des restes de médicaments peuvent parfois s'y trouver, d'après Jean-Alain Divanach. Il y a un poids deux mesures de nos gouvernants, qui mettent par ailleurs des contraintes fortes sur les pesticides qui sont déjà encadrés."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu