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Agriculture – Pêche

La fronde des oléiculteurs azuréens après la découverte de la bactérie Xylella fastidiosa sur des oliviers en France

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Les oléiculteurs des Alpes-Maritimes protestent contre l'obligation européenne d'arracher tout olivier potentiellement contaminé par la bactérie Xylella Fastidiosa. Ils ont écrit une lettre aux représentants de l'État français.

A Menton, l'olivier contaminé par la bactérie Xylella Fastidiosa a été arraché.
A Menton, l'olivier contaminé par la bactérie Xylella Fastidiosa a été arraché. © Maxppp -

Alpes-Maritimes, France

"Pour nous le remède pourrait être pire que le mal". Cette phrase, prononcée par Henri Derepas, un producteur d'huile d'olive bio à la Trinité résume bien la position des oléiculteurs des Alpes-Maritimes. Depuis la découverte de la bactérie Xylella Fastidiosa sur deux oliviers à Menton et Antibes, ils protestent contre l'arrachage systématique des congénères des arbres contaminés dans un rayon de 100 mètres. Cette directive européenne, appliquée en Italie a conduit à l'arrachage de milliers d'arbres dans la région des Pouilles. Or, selon les producteurs azuréens, comme il y a beaucoup moins d'oliviers sur la côte d'Azur que dans le sud de l'Italie, si 80 arbres sont contaminés, c'est toute l'AOP olive de Nice qui disparaîtrait.

Pas d'arrachage systématique

Ce vendredi 13 septembre, plusieurs professionnels de la région se sont réunis à la Chambre d'agriculture des Alpes-Maritimes pour écrire une lettre à l'État français. Ils sont d'accord pour arracher les arbres contaminés (si les analyses le prouvent) mais pas ceux qui se trouvent dans un rayon de 100 mètres, selon le principe de précaution. Dans leur lettre, les producteurs d'huile d'olive azuréens demandent également "plus de fonds pour financer la recherche scientifique afin de comprendre le développement de la maladie, limiter son impact et trouver des moyens de protection des arbres". 

Même si pour l'instant aucun olivier appartenant à des producteurs n'a été touché par cette bactérie, les oléiculteurs demandent une augmentation "du fonds de soutien pour la prise en charge financière au cas où un cas se déclarerait dans une oliveraie". 

Depuis une semaine, seuls quatre oliviers contaminés ont été abattus dans le département. Cette bactérie atteint les feuilles des oliviers mais pas les olives. Donc pour l'instant, la qualité de l'huile d'olive des Alpes-Maritimes reste la même. 

Henri Derepas est oléiculteur bio à la Trinité. Il possède 1 500 arbres et les arracher serait un déchirement.

Pour Henri Derepas, oléiculteur bio à la trinité, arracher les oliviers dans les Alpes Maritimes est contre productif.

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