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La grippe aviaire est arrivée au Pays Basque, mais la race kriaxera pourrait échapper à l'abattage

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Par , France Bleu Pays Basque

Au moins deux fermes du Pays Basque sont infectées par le virus H5N8 de la grippe aviaire apprend-on ce lundi. La race locale des canards kriaxera pourrait être épargnée par les mesures d'abattage si le ministère de l’Agriculture donne son accord à un protocole particulier.

Deux fermes du Pays Basque sont touchées
Deux fermes du Pays Basque sont touchées © Radio France - Gaëlle Fontenit

Le Pays Basque était resté jusqu'à présent indemne du virus de la grippe aviaire, mais on apprend ce lundi matin que plusieurs fermes spécialisées dans l'élevage et le gavage sont infestées. Les communes d'Amorots, Aroue, Arrast, Arraute, Charritte-de-Bas, Espès, Lichos, Masparraute, Moncayolle, et Orègue, font désormais partie de la zone de protection où les volailles doivent être abattues. Dans un communiqué, la Préfecture parle de 36 foyers déclarés dans le département, notamment à Amorots-Succos et à Bidache. C'était inévitable et le plus étonnant est que le virus ne se soit pas propagé avant, sachant que du sud des Landes au Béarn, de nombreuses communes limitrophes ont été touchées ces dernières semaines. Ce week-end du 23 et 24 janvier, quatre nouveaux foyers en tout ont été répertoriés dans les Pyrénées-Atlantiques.

Un accord pour la race kriaxera

En cas de contamination, l'arrêté préfectoral est clair : tous les volatiles dans un rayon de cinq kilomètres doivent être abattus. Mais le couvoir de la Bidouze à Bidache est pour le moment préservé, malgré quelques cas positifs. Ce couvoir tenu par la famille Lataillade est le seul qui préserve la race kriaxera, une race rustique locale. 

Et aucun des canards infecté ne présente de signe clinique de la maladie, la mortalité est nulle. Une réunion était organisée le vendredi 22 janvier à la mairie de Bidache, avec les exploitants, le maire de la commune, la députée Florence Lasserre, le président du conseil départemental, le conservatoire des races locales d'Aquitaine, les syndicats agricoles, FDSEA 64 et ELB-Confédération Paysanne, ainsi que la Chambre d'Agriculture et le Préfet. Un protocole a été élaboré pour permettre d'observer pourquoi cette race est résistante au lieu de l’éradiquer.

Les éleveurs de la race kriaxera refusent l'abattage systématique
Les éleveurs de la race kriaxera refusent l'abattage systématique © Radio France - Bixente Vrignon

Pour la députée (MoDem) Florence Lasserre ce protocole se résume à "laissons les animaux sur place, dans leur hangar, n'y faisons entrer qu'une seule personne et mettons en places avec les services de la DDPP et le conservatoire de la race un protocole pour passer cette épizootie". La procédure prévoit une période d'observation de 15 jours avec claustration des canards pour vérifier la résistance au virus des kriaxera. "Un comité de pilotage associerait des experts scientifiques ainsi que les divers acteurs locaux afin de partager en toute transparence les résultats de cette expérimentation", précise dans un communiqué Isabelle Pargade, la vice-présidente de l'agglomération Pays Basque en charge de l'agriculture et l'alimentation. Tous les acteurs locaux sont tombés d'accord là-dessus, il ne manque plus que la signature ministérielle pour que cet accord ait force de loi.

Florence Lasserre, députée: "Les tests de virologie sont positifs mais les canards n'ont toujours pas de symptôme clinique et il n'y a pas de mortalité"

Dans les Landes, où on abat au rythme de 160.000 canards par jour, on a dépassé le nombre d'un million de canards abattus et on en est au dépeuplement des élevages, l'abattoir de Came, près de Bidache, a d'ailleurs été réquisitionné à cet effet. Dans les Pyrénées-Atlantiques, où plusieurs foyers étaient déclarés en Béarn la semaine dernière, on dénombrait 160.000 volatiles abattus en fin de semaine dernière. La préfète de région Fabienne Buccio indiquait pourtant la semaine dernière que "l'expansion de l'épizootie semble contrôlée" en Nouvelle-Aquitaine.

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