Infos

La météo fait le bonheur des producteurs de sel de Guérande

Par France Bleu Loire Océan, France Bleu Loire Océan dimanche 21 août 2016 à 4:24

Les marais salants de Guérande
Les marais salants de Guérande © Radio France - Marion Paquet

Après plusieurs saisons médiocres, les paludiers de Loire-Atlantique ont le sourire. La récolte du sel bat son plein et s'annonce bonne cette année.

C'est une belle saison pour le sel de Guérande. Malgré un début de récolte tardif, début juillet contre juin habituellement à cause des gros orages de fin mai, les 300 paludiers des mairais guérandais  ont le sourire, ils se sont bien rattrapés.  Ils peuvent récolter non-stop depuis le début de la saison, soit plus de 30 jours d'affilé.

"Tant qu'il y a du sel, ll faut être là pour le récolter, explique Grégory Pitard, le président de la coopérative les Salines de Guérande. Il n'y a quasiment pas eu de pluie depuis début juillet. Les organismes souffrent un petit peu, j'avoue. J'ai croisé pas mal de collègues, ça commence à être dur au bout de 30 jours d'affilé sans repos, surtout que l'épisode de forte chaleur des jours précédents nous a bien attaqué. Il a fait 40 degrés en plein soleil l'après-midi, donc c'est dur mais on est contents parce qu'on prépare ça toute l'année. Là on voit enfin pourquoi on travaille".

Gregory Pitard, le président de la coopérative les Salines de Guérande

De très bonnes conditions météo pour la récolte du sel

"Pour faire du sel, il faut de la chaleur, explique Grégory Pitard, il faut du vent également, cet été ça va aussi, et pour faire du sel il faut évaporer l'eau de mer, donc plus le temps va être sec et venteux, plus l'eau de mer va s'évaporer et plus on aura de sel à l'arrivée".

Après trois saisons, avec des productions inférieures à la moyenne, les paludiers retrouvent un taux de récolte normal. Ils ramassent environ 50 kilos de sel par œillet et par jour dans les marais : "Cette année, on l'attendait vraiment, d'après Jean-Claude Haspot, paludier sur la presqu'île du Croisic. Les dernières années où on était au-dessus de la moyenne, c'était 2009 2010, et depuis on a jamais été au-dessus de la moyenne. Donc c'était plutôt des périodes où on déstockait. Et cette année on va enfin pouvoir réapprovisionner les stocks ! Et la saison n'est pas finie", se rejouit Jean-Claude Haspot. Elle peut durer jusqu'en octobre.

"Des paludiers heureux"

Jean-Claude Haspot, paludier sur la presqu'île du Croisic, de l'entreprise Trad y Sel

"La météo participe au bonheur des paludiers, dit Jean-Claude Haspot, on travaille toute l'année, récolte ou pas récolte, donc là nous sommes des paludiers heureux".

Partager sur :