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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La Nouvelle Éco : 56% des agriculteurs qui s'installent sont hors milieu, AgroBio en Périgord les accompagne

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Par , France Bleu Périgord

À l'occasion de la journée spéciale Générations Agriculteurs sur France Bleu Périgord, on se penche sur l'association AgroBio en Périgord. Elle apporte une aide technique aux agriculteurs qui se convertissent au bio. Il y a environ 1 000 fermes bio en Dordogne.

56% des agriculteurs qui s'installent dans le Périgord ne sont pas issus de familles d'exploitants
56% des agriculteurs qui s'installent dans le Périgord ne sont pas issus de familles d'exploitants © Maxppp - Uwe Anspach

Avec plus de 35 000 hectares cultivés en bio, la Dordogne est l'un des départements moteurs de ce méthode de production en Nouvelle-Aquitaine. "Cela représente 11,7% de la surface agricole utile totale du Périgord, contre 7,4% à l'échelle de la région", détaille Nathalie Verdier, porte parole d'AgroBio en Périgord, maraîchère à Sarlandes. "Ça montre que lorsqu'il y a des volontés politiques et des actions qui se montent autour, ça fonctionne."

La progression de l'agriculture bio dans notre département s'accélère depuis le début de la crise sanitaire, notamment grâce à l'installation d'urbains qui veulent changer de vie. "C'était déjà une tendance ces cinq, dix dernières années", explique Nathalie Verdier. "La crise a accéléré la tendance. Ce n'est pas un exode des villes vers les champs, mais ça commence à prendre vraiment de l'importance ! 56% des installations en Dordogne concernent des personnes qui ne sont pas issues du milieu agricole."

Une formation sur place avec des professionnels

Selon elle, un consensus est en train de s'établir pour dire que ce profil d'installations hors cadre familial est la relève des générations agricoles. "La chaîne de transmission qu'on connaissait, avec des fermes qui se transmettent de parents à enfant est rompue." 

Or, ce profil a un besoin très spécifique d'accompagnement. "Ils n'ont pas la culture et les codes, ils ne connaissent pas le métier", poursuit Nathalie Verdier. "Il faut les amener vers cette professionnalisation, via un accompagnement particulier. On a réfléchi à établir un parcours, un processus cohérent et complet pour entrer et se maintenir dans le métier de paysan. On fait beaucoup de transmissions par pairs, il y a des stages de découverte, des stages de mûrissement du projet avec une expérience. Il y a aussi des possibilités de tests pour les gens un peu plus avancé dans leur projet. Ça permet de se lancer avec un filet de sécurité, un hébergement fiscal et social et un accompagnement dense autour... La spécificité d'AgroBio, c'est vraiment un accompagnement technique, un tutorat apporté par des pro en activité. Les gens se forment sur place avec des professionnels autour d'eux."

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