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Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : en Côte-d'Or, le labourage des vignes par des chevaux revient au galop

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Par , France Bleu Bourgogne

Avez-vous vu récemment des chevaux labourer des vignobles ? Il s'agit peut-être de l'un des 4 animaux de Martin Menu. Cette activité revient à la mode ces dernières années. Depuis 2017, le jeune homme de 31 ans établi entre Dijon et Beaune, s'est lancé avec succès dans ce métier.

Depuis 4 ans, Martin Menu utilise ses chevaux et son poulain pour labourer les vignes
Depuis 4 ans, Martin Menu utilise ses chevaux et son poulain pour labourer les vignes © Radio France - Martin Menu

Pour labourer les vignes, ou encore tracter des objets lourds, on peut compter sur "Martin Elagage". Grâce à ses trois chevaux et son poulain, Martin Menu s'est lancé avec succès dans ce métier. Le jeune homme de 31 ans installe alors son entreprise à Bonnencontre (Côte-d'Or), entre Dijon et Beaune. Spécialisée d'abord dans l'élagage, elle s'ouvre ensuite au débardage et au labourage. Le premier consiste à faire tracter des objets lourds, comme des troncs d'arbres. Quant au second, il s'agit de l'activité qui permet de cultiver les champs. Il s'agit ici de vignes. Deux activités très prisées, pour lesquelles Martin Menu recourt à ses chevaux.

Martin Menu, à quelle clientèle s'adresse le débardage et le labourage ?

Pour ce qui est du labourage à cheval, il s'agit d'une activité qui touche les vignes, donc tous les domaines d'exploitants de vin. Ça n'est pas une activité qu'on développe énormément, vu qu'on a d'énormes contraintes de météo. En ce qui concerne le débardage, on va toucher aussi bien les particuliers que les mairies et les collectivités. Ça peut intéresser n'importe qui. 

Y a-t-il beaucoup de demande ?

Côté labourage à cheval, il y a énormément de demandes. On agit sur les vieilles vignes, on limite la casse, donc la demande est énorme. Le problème reste en revanche le même : c'est la météo. Après, il faut avoir beaucoup de chevaux et intervenir en été quand il fait chaud. Ce qui fait que les chevaux travaillent moins bien. Par conséquent, c'est compliqué de travailler sur des grandes surfaces. 

En ce qui concerne le débardage, c'est une activité qu'aimerait bien développer. Elle viendrait vraiment en complément l'hiver, quand on n'a pas de labourage à cheval. Disons que la demande n'est pas énorme, car ça reste méconnu dans notre région, car elle n'est que peu vallonnée, mais on s'aperçoit vite, par l'entreprise, quand on abat nos arbres, qu'on peut s'en servir dans plein de circonstances. Comme pour le transport de poteaux téléphoniques, par exemple. 

Martin Menu recourt aussi à ses 4 chevaux pour le débardage : il s'agit du tractage d'objets lourds
Martin Menu recourt aussi à ses 4 chevaux pour le débardage : il s'agit du tractage d'objets lourds - Martin Menu

Ça rapporte beaucoup le débardage et le labourage ?

Oui, disons qu'on a beaucoup moins de frais matériels. On a pas de vidange moteur à faire, par exemple. Après certes, il faut avoir des près, de l'herbe, de l'eau. Il faut savoir s'en occuper, ça reste des animaux : il faut aller les soigner, il y a des vaccinations et beaucoup de choses autour. 

Quelles sont les perspectives pour votre entreprise ?

Les perspectives, ce serait du balayage en traction animale, sur des voies vertes, sur la route des Grands Crus, des pistes cyclables. On est en train de créer une balayeuse à traction animale, pour respecter au mieux l'environnement. On travaille dessus actuellement, et on espère avoir un retour des communes ou pouvoir être contactés ou qu'on aille chercher un contact dans des collectivités ou des communes traversées par ces véloroutes. Cela pour faire des essais, et pouvoir leur montrer que le balayage à traction animale est possible sur ces routes. La machine pourrait fonctionner d'ici deux mois. 

La Nouvelle Eco est à retrouver en intégralité ce jeudi 6 mai à 7 heures 17, sur France Bleu Bourgogne. 

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