Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

La nouvelle éco : les éleveurs de charolais dans la tourmente

-
Par , , France Bleu Auxerre

En raison de la crise sanitaire, le salon du charolais a été annulé. A la place, les exploitants proposent des portes ouvertes. Comment la profession vit-elle cette période troublée. Questions à Jean-Louis Riotte, le président du syndicat des éleveurs de charolais de l'Yonne.

Jean-Louis Riotte et sa femme posent devant Javier, leur taureau de 5 ans
Jean-Louis Riotte et sa femme posent devant Javier, leur taureau de 5 ans © Radio France - Bruno Blanzat

Le salon du charolais qui devait se tenir le week-end dernier a été annulé. A la place, les éleveurs ont organisé des journées "portes ouvertes" dans leurs exploitations. Des éleveurs qui enchaînent les coups durs : entre les sécheresses à répétitions, la crise sanitaire, l'annulation des marchés et des salons et notamment l'annulation du salon de l'agriculture 2021 de Paris. Comment abordent-ils cette période économique difficile ? On en parle avec Jean-Louis Riotte, le président du syndicat des éleveurs de Charolais de l'Yonne.

La nouvelle eco : les éleveurs de charolais dans la tourmente

Entre la sécheresse et le Coronavirus, c'est encore une année difficile que vous êtes en train de vivre ?

C'est une de plus, je dirais. Et peut-être la plus grave de toutes. Car on cumule trois années de sécheresse, avec des réserves de plus en plus basses, une nourriture qui coûte de plus en plus cher. Et tout cela dans un contexte Covid-19 difficile qui a complètement bouleversé la consommation de viande, avec la fermeture des restaurants qui a énormément impacté notre filière. A cela s'ajoute une conjoncture européenne défavorable : avec l'Italie en perte de vitesse et l'Espagne où il n'y a plus beaucoup d'activité économique autour des bovins. 

Les éleveurs de charolais de la région ouvrent leurs exploitations au public à  partir de ce lundi et pour une quinzaine de jours. Qu'est-ce que vous en attendez ?

"On en attend beaucoup, parce que les portes ouvertes nous permettent de montrer l'ensemble de notre travail (et pas seulement les bêtes exposées aux salons, qui sont choisies sur leurs meilleures morphologies). Nos élevages forment un tout et on c'est bien de pouvoir montrer la cohérence de notre travail, les méthodes pour préparer nos animaux et puis toute les qualités d'élevage de nos vaches. Et puis nous avons aussi besoin, pour faire tourner nos exploitations, de vendre nos reproducteurs. C'est indispensable.

Les éleveurs de charolais, comme vous, est-ce qu'ils gardent le moral ?

Je crois qu'il faut garder le moral car le charolais est quand même la plus belle race au monde pour transformer notre herbe en viande, pour façonner nos territoires, façonner la biodiversité. C'est la meilleure arme contre le steak végétal qui est, pour nous, peut-être la plus grande concurrence. Quand on voit l'argent que nos concurrents issus du grand capital apportent à des associations comme L214 pour détruire l'élevage français, il faut qu'on apporte des réponses, des réponses génétiques avec des animaux et des pratiques d'élevages environnementales, qui valorisent nos territoires.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess