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La plus grosse usine de méthanisation de France pourrait être construite en Loire-Atlantique

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Par , France Bleu Loire Océan, France Bleu

D'ici trois ans, la plus grosse usine de méthanisation de France pourrait être construite à Corcoué-sur-Logne, en Loire-Atlantique, pour transformer 680.000 tonnes de lisier et de fumier par an en biogaz. Le projet divise déjà énormément.

Chaque année, 680.000 tonnes de lisier et de fumier pourraient être transformées en gaz et en engrais (photo d'illustration)
Chaque année, 680.000 tonnes de lisier et de fumier pourraient être transformées en gaz et en engrais (photo d'illustration) © Maxppp - Guillaume Bonnefont

C'est un énorme projet. La plus grande usine de méthanisation de France pourrait être construite d'ici trois ans en Loire-Atlantique. À Corcoué-sur-Logne, plus exactement. Les chiffres donnent le tournis : huit cuves de 22 mètres de haut et 3 cheminées de 50 mètres pour transformer chaque année 680.000 tonnes de lisier et de fumier en biogaz. Le permis de construire n'a pas encore été déposé mais le projet divise déjà énormément.

"Ça peut faire peur"

D'ailleurs, le directeur de la coopérative d'Herbauges qui mène ce projet reconnaît que "ça peut faire peur".  Mais s'il veut construire une usine de cette taille, c'est pour y intégrer un maximum d'éleveurs. 230 seraient intéressés, d'après la coopérative. Ce sont d'ailleurs eux qui vont en partie financer cette usine. Ensuite, ils pourront y déposer leur lisier et leur fumier, jusqu'à 680.000 tonnes par an qui seront transportées par camion. Cette matière organique, elle va ensuite passer une cinquantaine de jours dans les cuves pour qu'on puisse en extraire du biogaz ensuite vendu à GRDF. Quant aux déchets, ce que l'on appelle dans le jargon agricole du digesta, il sera rendu aux éleveurs qui pourront l'utiliser comme engrais.

Ce ne sera plus le même village

Une soixantaine de riverains ont monté un collectif pour s'opposer à ce projet. Et la réunion d'information de la semaine dernière n'a pas fait taire les doutes de Mauricette Coueron : "on n'est pas convaincu de ce qu'ils avancent. On a un puits, qui nous dit qu'il ne sera pas pollué ?" Comme Mauricette, Maryvone insiste sur les risques. Quand elle se plonge dans ses notes, elle pointe l'augmentation du trafic de camions, jusqu'à 40 allers-retours par jours sur des petites routes. Et ce n'est pas tout. Maryvone, qui habite à un kilomètre à vol d'oiseau de la future usine, craint que les cuves et les cheminées géantes ne défigure le paysage : "ce ne serait plus le même village et on n'aurait plus le même plaisir de vivre ici."

Faire évoluer le modèle agricole et le rendre plus respectueux de l'environnement

Ces inquiétudes, le directeur de la coopérative assure les entendre mais, pour Jean-Michel Bréchet, ce projet est sans risque et il est surtout vital pour l'attractivité de l'agriculture dans le département : "ça permet de faire évoluer le modèle agricole avec des agriculteurs qui s'engagent à être plus respectueux de l'environnement, à consommer moins d'engrais chimique, tout en respectant la biodiversité". Cette usine permettrait aussi aux éleveurs de gagner de l'argent, grâce notamment à la vente du biogaz à des fournisseurs de gaz naturel tels qu'Engie, ENI ou encore EDF.

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