Agriculture – Pêche

Un éleveur vauclusien autorisé à procéder à des tirs de défense contre le loup

Par Jean-Michel Le Ray, France Bleu Vaucluse et France Bleu vendredi 4 novembre 2016 à 17:43 Mis à jour le dimanche 6 novembre 2016 à 6:47

Le loup qui vient chasser dans le Ventoux
Le loup qui vient chasser dans le Ventoux © Maxppp - Franck Fouquet

Un arrêté préfectoral du 19 octobre donne droit à Aimé Montagard, un éleveur ovin de Bédoin dans le Ventoux, "à mettre en œuvre des tirs de défense de son troupeau contre la prédation du loup".

L'arrêté préfectoral autorise l'éleveur à défendre ses moutons, un cheptel de 3000 bêtes qu'Aimé Montagard gère avec ses deux sœurs. Il pourra en cas de dernière nécessité blesser ou tuer le prédateur qui s'approcherait trop d’un troupeau.

Aimé Montagard est le seul éleveur du département à avoir obtenu une telle autorisation après une demande déposée cet été. Il explique en effet avoir perdu 200 bêtes cette année à cause du loup.

"La première semaine d’octobre, il manquait 16 brebis. Dans la nuit, le loup a su quoi faire... Une brebis a été égorgée. On n'a pas retrouvé les autres" Aimé Montagard éleveur à Bédoin

L'éleveur n'était autorisé jusqu'à présent qu'à tirer en l'air à l'approche du loup

L'autorisation de tir doit rester exceptionnelle

Cet arrêté préfectoral constitue une première en Vaucluse. C'est une autorisation de tirer non plus en l’air, mais sur le loup, pour se défendre. Mais pour Aimé Montagard , la décision arrive trop tard : ses bêtes sont descendues des sommets en vue de l'hivernage. Et l'arrêté ne court que jusqu'au 30 juin. Il souhaite vivement qu'il soit reconduit pour l'été prochain.

Pour les associations de conservation du loup, l'autorisation de tir de défense doit rester exceptionnelle. L’association Ferus poursuit sa mobilisation contre les tirs de prélèvement qui consistent à limiter les meutes.

Pour les partisans de la conservation et de la protection du loup, des autorisations qui doivent rester exceptionelles