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Agriculture – Pêche

La production mondiale de vin atteint son plus bas niveau depuis 50 ans

mercredi 25 octobre 2017 à 5:01 Par Mélodie Pépin, France Bleu Périgord, France Bleu Occitanie et France Bleu

C'est une année catastrophique pour la production de vin. En France, elle atteint son plus bas niveau depuis 1945, avec une baisse de 18%. Au niveau mondial, la production chute de 8%, selon les estimations de l'Organisation internationale du vin (OIV), annoncées mardi 24 octobre.

Au printemps, les vignes ont gelé un peu partout en France.
Au printemps, les vignes ont gelé un peu partout en France. © Radio France - Oanna Favennec

La production de vin affiche un niveau historiquement bas en 2017 en raison des aléas climatiques qui ont conduit à de mauvaises récoltes, en particulier en Europe. En France, le gel sévère au printemps n’a épargné aucun bassin viticole, frappant davantage le bordelais, l'Alsace et le Jura. Il y a ensuite eu la sécheresse qui a aggravé la situation, notamment dans le Sud.

Du jamais-vu depuis 1945 en Europe

La France n’est pas la seule dans cette situation. L’Espagne et l’Italie ont également été frappés par la sécheresse et la canicule. Et comme ce sont les trois plus gros producteurs de vin au monde, la baisse se répercute sur le niveau de production mondiale. Sur le vieux continent, la production a baissé de 14% cette année, atteignant son plus bas niveau depuis la seconde guerre mondiale. Des pays résistent quand même à cette tendance : le Portugal, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche.

La production mondiale de vin depuis 2000. - Radio France
La production mondiale de vin depuis 2000. © Radio France - Source OIV

Au niveau mondial, la chute est moins brutale, puisque dans les pays d’Amérique latine, en Australie ou en Afrique du sud, la production est en hausse. Mais la situation peut encore se dégrader, avec le cas des Etats-Unis. Le 4e producteur mondial affiche des résultats stables mais qui ne prennent pas en compte les incendies qui ont frappé la vallée de Napa, en Californie, début octobre. Selon les estimations de l'OIV, plus de 20 millions d’hectolitres (2 milliards de litres) ne seront pas produits cette année, au moins.

Pas de pénurie, mais un vin plus cher

Faut-il s'inquiéter d'une pénurie ? Non, selon l'Organisation mondiale de la vigne et du vin (OIV). Il reste 246 millions d’hectolitres à consommer, selon les estimations de production pour cette année. Ajoutez à cela, les stocks dans les caves, (et des Français qui consomment de moins en moins de vin).

Pas de pénurie, en revanche, on risque de payer le vin plus cher. Après des années de baisse, les vignerons veulent, en effet, voir les prix monter pour compenser ces petites récoltes, qui font un trou dans la trésorerie. L’Espagne, par exemple, a déjà augmenté ses prix, du vin en vrac, et s'alignent maintenant sur les prix français.

Toutefois, il reste une bonne nouvelle : la cuvée 2017 sera excellente ! Les raisins sont de très bonne qualité dans toute l’Europe.

RÉÉCOUTER l'émission La minute conso

La production de vin dans les principaux pays producteurs. - Radio France
La production de vin dans les principaux pays producteurs. © Radio France - Source OIV