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Agriculture – Pêche

La récolte des noix débute en Limousin, elle sera mauvaise cette année

mercredi 6 septembre 2017 à 17:42 Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin

La récolte des noix fraîches vient de débuter ce mercredi en Corrèze, avant les noix sèches dans quelques jours. Mais cette récolte devrait être divisée par deux par rapport à celle de l'an dernier à cause du gel au printemps.

La récolte des noix s'annonce mauvaise cette année en Limousin et dans les départements alentours
La récolte des noix s'annonce mauvaise cette année en Limousin et dans les départements alentours © Maxppp - Gwenael Knichel

Brive-la-Gaillarde, France

C'est parti pour la récolte annuelle des noix. Celle des noix fraîches est lancée depuis ce mercredi en Limousin. Les premières noix sèches seront elles cueillies dans une quinzaine de jours. Mais ces récoltes s'annoncent particulièrement mauvaises, cette année, à cause du gel au mois d'avril. La production devrait être divisée par deux par rapport à l'an dernier. Car si certains producteurs ont été relativement épargnés, d'autres ont tout perdu.

Une première depuis 1956 ?

Jean-Claude Truel, à la tête des vergers de Coquart, à Chauffourt sur Vell dans le sud de la Corrèze, fait partie de ces nuciculteurs très touchés. Il estime avoir perdu "90% de la récolte" alors qu'il produit d'habitude entre huit et douze tonnes de noix. Cette année, ses noyeraies sont des zones de désolation "Il y a des arbres qui n'ont aucune noix, des arbres qui en ont quelques-unes et d'autres qui en ont un panier." Cela concerne aussi bien les variétés Lara, Marbot que Franquette à cause de trois satanés jours de gel en avril, dont il se souvient parfaitement. "Il y a eu une journée et, la semaine suivante, deux jours d'affilée à -4° ou -5°." Pas la peine de sortir la machine à récolter, cette année, poursuit ce producteur-revendeur âgé de 72 ans et selon qui il n'y a pas eu autant de dégâts depuis 1956.

Des calibres très différents qui rendent les choses compliquées

Pour l'AOP Noix du Périgord, on s'attend à une production comprise entre 8 et 10.000 tonnes contre 20.000 pour une année normale. La coopérative corrézienne Perlim Noix a, elle aussi, fait ses projections. La production devrait être divisée par deux : de 1.500 à 1.700 tonnes au lieu de 3.500. "Et en plus de ça, on aura différents calibres avec des grosses et des petites qui seront très mélangées" explique le directeur, Jonathan Rhodes, "ce qui rend les choses encore plus compliquées." Pire encore, cette maigre récolte ne se vendra pas plus chère car les autres zones mondiales de production, Chine et Etats-Unis à 80%, n'ont pas été touchées par le gel. Du coup, les producteurs espèrent pouvoir bénéficier d'indemnisations pour calamités agricoles de la part de l'Etat.