Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

"La relance éco" : au lycée agricole de Laval, un élevage de coquelets à l'essai

-
Par , France Bleu Mayenne
Laval, France

Chaque jour, France Bleu Mayenne s'intéresse à une entreprise ou un secteur emblématique de notre département en cette période de crise sanitaire. À Laval, malgré le confinement, des étudiants du lycée agricole ont mené un projet de valorisation des coquelets, "les frères de pondeuses".

Un lot de 200 coquelets, élevés au lycée agricole de Laval, a été commercialisé ses derniers jours
Un lot de 200 coquelets, élevés au lycée agricole de Laval, a été commercialisé ses derniers jours © Radio France - Martin Cotta

Si certaines productions agricoles ont ralenti pendant le confinement, en Mayenne, des étudiants du lycée agricole de Laval en partenariat avec Laval Mayenne Technopole, ont continué à réfléchir sur l'avenir de l'agriculture française. Et à réfléchir notamment sur les coquelets de race pondeuse. Ce sont les poussins mâles, que l'on surnomme aussi "frères de pondeuses". Des animaux généralement éliminés, mais qui peuvent être consommés. C'est ce que veulent démontrer des étudiants mayennais du lycée agricole de Laval, dans le cadre du projet européen Food Heroes.

Car la filière avicole valorise les poules, mais pas forcément les poussins mâles de souche pondeuse. Ils n'auraient pas une musculature assez développée pour en faire de la volaille de chair. Du coup les étudiants en BTS et leur professeur en production animale, Emmanuel Fournier, ont pris le contre-pied. 200 poussins ont été élevés entre mars et mai en semi plein air dans des niches à veaux bricolées. "Ce qui permet de confiner les poussins sur un premier temps de démarrage. On a aussi mis un filet électrifié pour éviter l'intrusion de nuisibles tout autour de ce parc. On a ainsi pu lâcher les volailles après. On était sur une surface de confinement de 20 poussins au mètre carré à l'intérieur des niches et ensuite sur le parc nous étions à quatre mètres carré par volaille" explique l'enseignant. 

Emmanuel Fournier devant les deux niches à veaux qui ont abrité les poussins
Emmanuel Fournier devant les deux niches à veaux qui ont abrité les poussins © Radio France - Martin Cotta

Le rythme de croissance des poussins, les indices de consommation, la manière de les élever, Emmanuel Fournier et ses élèves ont beaucoup étudié car il n'y avait quasiment pas de référence sur le sujet. Un travail réalisé malgré le confinement, lié au coronavirus. "Ça été une bien mauvaise surprise au mois de mars. Mais heureusement que l'on fonctionne sur un mode d'élevage simplifié, ce qui veut dire qu'en terme de main d'oeuvre on est pas sur une grosse contrainte d'alimentation ou d'abreuvement de ces animaux. Ici c'était assez simple à gérer sur l'exploitation : en un quart d'heure on avait fait le tour" poursuit Emmanuel Fournier. 

Une opportunité économique ? 

Certes il y moins à manger sur un coquelet que sur un poulet (à peu près 700-800 grammes de qualité gastronomique). Mais le consommateur peut s'y retrouver d'après Baptiste Daudet, patron de l'entreprise "Le Gars Daudet" à Fromentières. Les coquelets du lycée agricole sont vendus sur son site internet depuis quelques jours. "On s'aperçoit qu'il y a des gens qui vivent seuls ou à deux et qui souhaitent manger de la volaille entière. Cela leur convient bien car un poulet de taille standard c'est plus d'un kilo. Alors que le coquelet c'est un plaisir pour un repas" commente le commerçant. 

50 millions de poussins mâles sont systématiquement éliminés en France, les abattre coûtent évidemment moins cher que de les élever. Mais il faut changer les pratiques de toute la filière avicole explique Baptiste Daudet. "La démarche peut-être fiable pour l'éleveur pour l'abatteur et les commerçants pour tout le monde s'y retrouve économiquement". Aux décideurs donc de s'emparer du sujet; et de regarder de près les essais terrain du lycée Agricole de Laval.

France Bleu Mayenne est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 6h15 et 7h15, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre département (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu