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Dossier : La nouvelle éco

La relance éco : une moisson été 2020 contrastée et peu réjouissante en Côte-d'Or

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Par , France Bleu Bourgogne

Le bilan de la moisson été 2020 en Côte-d'Or n'est pas très positif, il n'a jamais été si disparate entre les secteurs du département. Certaines zones sont particulièrement soumises aux aléas climatiques. On fait le point avec la coopérative Dijon Céréales.

Le blé tire son épingle du jeu cette année en Côte-d'Or, le colza est en chute libre
Le blé tire son épingle du jeu cette année en Côte-d'Or, le colza est en chute libre © Maxppp - Alexis Sciard

Dans cette relance éco France Bleu Bourgogne va faire un tour dans les champs, pour dresser le bilan de la moisson été 2020 en Côte-d'Or. Le résultat est extrêmement contrasté dans le département à cause de la sécheresse, comme nous l'explique Didier Quintard : le porte-parole de Dijon Céréales, coopérative qui regroupe plus de 2.500 agriculteurs en Côte-d'Or. 

Cette moisson d'été 2020, n'est pas très bonne, pourquoi ?

Elle est très contrastée, il y a de gros différentiels de rendements, des écarts jamais atteints selon les secteurs de Côte-d'Or. Certains secteurs, comme la plaine dijonnaise, s'en sortent plutôt pas mal. En revanche, il y a des secteurs comme le Châtillonais, l'Auxois-Morvan, le Nord et Nord-Est de Dijon où les récoltes sont mauvaises : c'est compliqué niveau rendement. Globalement, la situation financière des exploitations est critique.

Quelle est la cause de cette perte de rendement ?

Il s'agit de terres superficielles, qui ont moins de réserves hydriques. La campagne a accumulé plusieurs handicaps climatiques : il y a eu un coup de froid venteux, puis un gel fin mars qui ont nui encore une fois aux colzas mais aussi aux orges d'hiver. Puis un gros coup de sec au printemps sur mars-avril, tout le monde s'en souvient c'était pendant la période de confinement. Cela a particulièrement impacté les terres à faible réserve hydrique. Pour parler des céréales, on a eu un déficit en épis : il y avait moins d'épis sur les blés et sur les orges, dans ces secteurs de petite terre.  

En cinq ans, la culture du colza a perdu près de 60% de ses surfaces

Parmi les céréales, certains s'en sortent mieux que d'autres ?

Le blé tire son épingle du jeu sur cette moisson. Cette culture représente tout de même une baisse moyenne de rendement de 5% sur l'ensemble du département. Il y a un vrai point positif sur les blés : la qualité est au rendez-vous. Au niveau des orges, puisque l'on a ce débouché en Côte-d'Or, des orges de brasserie : on a un décrochage en rendement. Tant sur les orges d'hiver, que ceux de printemps. Mais là aussi, la récolte est de bonne qualité. Le point noir reste le colza, c'est le cas depuis des années maintenant. En Côte-d'Or, il poursuit sa chute, son rendement moyen est vraiment catastrophique. Pour notre coopérative, cela tourne autour de 2,2 tonnes par hectare, soit un tiers de moins qu'en 2019.

Après cette moisson contrastée, comment voyez-vous l'avenir au sein de Dijon Céréales ? 

C'est une moisson qui pose pas mal de questions. Ces exploitations sont en difficulté, elles ont besoin de soutien. Les moissons avec ces accidents climatiques s'enchaînent, il faut trouver des alternatives. Au niveau de la coopérative on accompagne nos adhérents, et surtout on cherche des solutions. On essaye de développer de nouvelles productions, autour de projets comme de la méthanisation. Des nouvelles cultures, des alternatives, il faut continuer à chercher. 

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