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Agriculture – Pêche

La Rochelle : le port de pêche à la recherche de nouvelles activités

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Par , France Bleu La Rochelle

Le port de pêche de Chef de Baie à La Rochelle est à la recherche d'un second souffle. Il est et restera un port de pêche, réaffirme Jean-Louis Léonard, le président du syndicat mixte qui a présenté une nouvelle stratégie pour les 5 ans qui viennent, autour de nouvelles activités liées à la pêche.

La criée du port de pêche de Chef de Baie  (ici en 2009), un équipement sur dimensionné
La criée du port de pêche de Chef de Baie (ici en 2009), un équipement sur dimensionné © Maxppp - Xavier Léoty

La Rochelle, France

Plus question de créer un port à sec, ou développer des projets autour de la plaisance : le port de pêche de Chef de Baie à La Rochelle qui fête ses 25 ans restera un port de pêche réaffirme Jean-Louis Léonard, le président du syndicat mixte en charge de la gestion depuis le 1er janvier 2019. Le syndicat, a décidé d'investir, et de développer les activités du port autour de la pêche. "_Les grands armements ont disparu_.  A La Rochelle la pêche ne s'est jamais réorganisée comme à la Cotinière ou aux Sables d'Olonne" constate Jean-Louis Léonard. Aujourd'hui 2 000 tonnes de poisson sont débarqués en moyenne sur les quais, contre 12 000 tonnes dans les années 60, avant le déménagement du port de l'Encan à Chef de Baie, et même 7 000 tonnes dans les années 70. Le développement du port se fera donc autour d'autres activités mais toujours dans le secteur de la pêche (la création d'une unité de surgélation pour le mareyage est en réflexion), ou autour de nouveaux produits. 

La création d'une unité de surgélation pour les mareyeurs est une piste pour développer l'activité du port  - Radio France
La création d'une unité de surgélation pour les mareyeurs est une piste pour développer l'activité du port © Radio France - Marie-Laurence Dalle

Plus de 10 millions d'euros vont être investis dans les 5 ans qui viennent pour remettre en état les bâtiments, et restructurer des installations surdimentionnées, mais aussi les adapter au plan "zéro carbonne" adopté par l'agglomération rochelaise (avec des panneaux solaires sur les toits). Un préalable pour Jean-Louis Léonard "_Depuis 25 ans peu d'investissements ont été réalisés_, le premier axe de la stratégie de développement, c'est de donner un grand coup de neuf et d'en faire une plateforme plus moderne"dit-il.  En parallèle, le port va travailler sur son développement économique. "Il faut qu'on arrive à augmenter de 10 à 20% notre activité", estime Pascal Bouillaud, le directeur du port afin de financer les investissement et arriver "au moins" au petit équilibre

Valoriser les déchets et développer la transformation 

Sur les 6 000 tonnes de moules, qui passent sur le port de pêche de la rochelle 15% sont soit rejetées à la mer, soit partent à la poubelle parce qu'elles sont trop petite affirme Jean-Louis Léonard. Pourtant ces moules sont mangeables et peuvent être exploitées par le port. "C'est quand même 900 tonnes de chair qui pourraient être réutilisées par les entreprise agroalimentaires de La Rochelle. Elles sont demandeuses de chair de moule, et pas de moules". Même constat pour les déchets des mareyeurs qui découpent les poissons en filets : 600 tonnes de chair à poisson partent à la poubelle tous les ans avec les arrêtes auxquelles elles sont encore accrochées. Elles pourraient être transformées en pulpe pour les petits pots bébés ou les plats cuisinés. Ce sont quelques uns des projets du port, qui regarde aussi du coté de la recherche pour exploiter le byssus (les filaments qui permettent aux moules de s'accrocher), un matériau aussi solide que le kévlar. 

Autres axes de développement, la mytiliculture, et le port de service

Le port de pêche de La Rochelle se trouve à mi-chemin entre les zones de production de moules que sont la baie d'Yves au sud, et celle de L'Aiguillon au nord. Des mytiliculteurs ont déjà choisi de s'installer à La Rochelle, malgré des installations qui ne sont pas adaptées "_La première des choses, c'est de leur f_aciliter l'accès au port, adapter les pontons, et les locaux" indique Jean-Louis Léonard. Des bassins de trempage vont bientôt être mis en place, l'objectif est aussi de créer une installation mutualisée pour le conditionnement. "Aujourd’hui le consommateur n'achète plus des moules en vrac, il veut des moules en barquettes, ou sous atmosphère protectrice et directement consommable". C'est ce qui est en réflexion avec les mytiliculteurs. 

Le port espère aussi développer son activité de service, il accueille déjà 75 bateaux étrangers (principalement des espagnols) qui débarquent leur cargaison sur les quais, même si le poisson ne passe pas par la criée rochelaise, et paient une redevance. Le Brexit pourrait lui offrir l'opportunité d'en augmenter le nombre, en attirant les bateaux qui n'iront plus en Grande-Bretagne. 

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