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Agriculture – Pêche

La SONITO, l'interprofession de la tomate, fête ses 60 ans

mercredi 29 novembre 2017 à 6:10 Par Aurélie Lagain, France Bleu Vaucluse

L'interprofession de la tomate fête ses 60 ans. La filière tomate industrie rebondit après le creux de la vague il y a 10 ans. Seulement 1/6 des tomates en boîtes consommées en France poussent chez nous.

Tomates en conserve au Cabanon
Tomates en conserve au Cabanon © Maxppp -

Ce jeudi, la SONITO fête ses 60 ans. Sous cet étrange nom, se cache la Société nationale interprofessionnelle de la tomate, une interprofession qui a changé complètement la culture et la transformation de la tomate d'industrie.

Et qu'est ce qu'était la tomate d'industrie il y a 60 ans ? Une tomate de bouche, en surplus, qu'on envoyait à l'usine.

Elle était récoltée, à la main, "à la cheville", précise André Bernard, qui se rappelle le plantoir à main de son père, l'arrosoir de sa mère, qui avaient le dos courbé sur les plants. "De quelques rangées de tomates que mon père faisait quand j'étais minot et qui allaient à l'industrie, progressivement on a augmenté la surface avec des variétés destinées à l'industrie".

Il y 60 ans, l'interprofession a permis de déterminer un prix négocié entre les agriculteurs et les industriels, de faire en sorte que l'agriculteur connaisse le prix de ses tomates au moment de la plantation.

Soixante ans plus tard, tout est mécanisé. Les pépiniéristes fournissent les plants en mini-mottes, c'est une machine qui plante, le goutte-à-goutte qui irrigue, une autre machine qui ramasse...

Et pour éviter que ça ne se termine en purée de tomates avant l'usine de transformation, ce sont les agronomes puis les semenciers qui ont dû sélectionner les variétés pour aboutir à des fruits allongés, presque cubiques, à la peau très ferme et au taux de sucre élevé... mais avec peu d'eau. Ces variétés sélectionnées sont Caladou et Terrado notamment.

"Sous un mètre de tomates, les tomates sont indemnes à l'arrivée à l'usine." - Robert Giovinazzo, responsable technique SONITO

Ce" terme industrie fait souvent peur, mais je ne pense pas que sur la plante même, il y ait des changements entre les pratiques de nos grands-parents et les pratiques actuelles. L'attention portée à la culture de tomates est aussi importante que celle que nos grands-parents lui portait", estime Pascal Lenne, le directeur de la SONITO.

"Plus personne ne veut être à quatre pattes dans les champs." - Pascal Lenne, directeur de la SONITO

Mais pas facile de trouver des tomates françaises dans les boîtes de supermarchés...

La production de tomates en France :

  • 400.000 tonnes de tomates françaises, 800.000 consommées en 1985
  • moins de 100.000 en 2007 (Rachat du Cabanon par des Chinois, le Cabanon transformait la moitié des tomates françaises, mais aussi par la suite du concentré de tomates chinois)
  • 200.000 tonnes produites en 2017, 1,2 million de tonnes consommées
  • objectif : multiplier par trois la production en conventionnel, multiplier par trois aussi la production en bio
  • 180 exploitations sur 2.513 hectares, 7% en agriculture biologique

Douze entreprises transforment la tomate (huit dans le Sud est et trois dans le Sud-Ouest), dont Provence Tomate qui a ouvert en 2008 à Tarascon.

Les usines transforment les tomates en :

  • concentré (23%)
  • jus (66%)
  • tomates pelées en cubes (10%)
  • tomates pelées entières (0,15%)