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Agriculture – Pêche

La viande bovine française repart à l’assaut du marché chinois

vendredi 19 janvier 2018 à 17:31 Par Fabien Arnet, France Bleu Creuse et France Bleu

Indésirable en Chine depuis le scandale sanitaire de la vache folle en 2001, le bœuf français devrait y faire son retour « dans les 6 mois », selon Emmanuel Macron. Les professionnels de la viande ont une opportunité unique sur un marché à la fois immense et ultra-concurrentiel.

La Limousine, l'une des nombreuses races à viande de nos terroirs
La Limousine, l'une des nombreuses races à viande de nos terroirs © Maxppp - Christian Watier

Selon l’ONG Wild Aid, en 2030 près de la moitié de la production de viande bovine dans le monde sera consommée en Chine.

Dès 2026, les Chinois devraient consommer 9 millions de tonnes de bœuf, soit une progression de 50% par rapport à 2016.

Aujourd’hui, les Chinois ne consomment que 4 kilos de bœuf par personne et par an, très loin des Uruguayens (58) et des Argentins (57), loin encore des Brésiliens (27), Américains (25), Australiens (23)… ou Français (22).

Pour l’heure, l’Australie, le Brésil, la Nouvelle-Zélande et l’Uruguay se partagent 90% du marché du bœuf chinois, alors même que la Chine est le 3ème producteur mondial de viande bovine.

"Les Chinois ont été échaudés par des scandales sanitaires"

« La viande produite en Chine est de qualité médiocre », selon Clément Mougenot, directeur de la recherche chez Daxue Conseil, un cabinet de conseil installé à Shanghai qui signe une étude sur l’arrivée de la France et des Etats-Unis sur le marché chinois du bœuf.

« Les Chinois ont été échaudés par des scandales sanitaires, ils aspirent à une viande de standard australien ou européen, une viande certifiée, les produits français sont d’ailleurs très prisés en Chine. »

Les Chinois se laisseront-ils tentés par la cote de boeuf français - Maxppp
Les Chinois se laisseront-ils tentés par la cote de boeuf français © Maxppp - Laurent Thévenot

Pour Interbev (Interprofession Bétail et Viande), l’ouverture du marché chinois est « une excellente nouvelle pour la filière pour qui le potentiel du marché chinois est stratégique. »

A lire aussi : Des éleveurs limousins lancent une collecte pour un projet d'abattoir axé sur le bien-être animal

Les éleveurs français de Limousines, Charolaises et autres, sont déjà positionnés pour faire une percée dans un contexte qui semble très favorable.

« On ne va pas lutter avec de la viande qui vient des Etats-Unis, ou à bas coût », assure Jean-Christophe Dufour, directeur de CELMAR, la coopérative basée en Creuse à La Souterraine (650 éleveurs, 50000 mille bovins, 75 millions de chiffre d’affaires en 2016).

« On veut se positionner sur le haut de gamme. Il y a beaucoup de restaurants français en Chine, de nombreux Chinois mangent au restaurant, je pense qu’on a une place à prendre sur ce marché-là. On n’ira pas pour brader notre viande. »

Il y a plusieurs mois, la CELMAR a envoyé un émissaire en Chine pour préparer le terrain.

"Nous sommes prêts" (Interbev)

Les professionnels de la viande le savent, « les Chinois consomment la viande de bœuf très grasse principalement dans des soupes », raconte Clément Mougenot. « Ca impacte le travail de découpe de la viande, notamment dans les abattoirs. »

« Nous sommes prêts à répondre à toutes les exigences sanitaires des autorités chinoises », assure Philippe Chazette, le président de la coopérative creusoise CCBE et président d’Interbev Nouvelle Aquitaine. « Ca fait des mois qu’on travaille sur ces aspects. »

Ne reste plus que l’annonce officielle.