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Dégâts des sangliers : les chasseurs landais ne pourront plus payer si le système ne change pas d'ici 2020

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Par , France Bleu Gascogne

Une réunion entre les chasseurs et les représentants du principal syndicat agricole a lieu ce mardi à Paris. Au cœur des discussions, le mode d'indemnisation des dégâts causés par les sangliers, assuré jusqu'à maintenant par les seuls chasseurs. Un système à bout de souffle disent les chasseurs.

Cette année, les dégâts sont estimés à un peu moins de 2 millions d'euros dans les Landes
Cette année, les dégâts sont estimés à un peu moins de 2 millions d'euros dans les Landes © Maxppp - Philippe Clément -

Ce n'est pas une menace, ni un ultimatum, mais un constat. Si le système d'indemnisation des dégâts causés par le grand gibier, notamment les sangliers et les cervidés sur les parcelles boisées, n'évolue pas, la fédération départementale des chasseurs des Landes assure qu'elle ne pourra plus payer l'an prochain.

Pour cette année, les dégâts dans le département sont estimés à près de deux millions d'euros explique le vice-président de la fédération, Jean-Luc Dufau. 

1.067 hectares ont été détruits au semis, contre 300 hectares maximum les années précédentes. Chaque année c'est plus, "un fléau qui chaque année évolue considérablement" constate l'élu de la fédération. 

Il y a plusieurs mois déjà que la fédération des chasseurs landais tire la sonnette d'alarme. Depuis la loi Verdeille de 1968, les chasseurs sont les seuls à indemniser les dégâts sur les parcelles cultivées, à l'euro près. Les Landais, suivis de leurs collègues du Gers et des Pyrénées-Atlantiques, ont alerté les instances nationales. Aujourd'hui, il y a réellement urgence. 

Financièrement ce n'est plus possible, d'autant que le nombre de chasseurs baisse d'année en année. Ils sont 6.000 de moins qu'en 2008 dans les Landes, c'est autant de cotisations en moins pour faire face à de plus en plus de dégâts. Sans compter que la chasse devient une vraie contrainte et non plus un loisirs. Et que l'argent dédié au budget dégâts pourrait partir dans d'autres actions de la fédération, comme l'accompagnement de la chasse au petit gibier. 

Quelles solutions ?

Dans les Landes, beaucoup de moyens de régulation ont été mis en place : chevrotine, tirs de nuit, les tirs d'affût prolongés, des battues administratives, la possibilité de piéger les animaux par des piégeurs agréés. Maisrien ne semble y faire. La population ne cesse de progresser : 15.000 sangliers prélevés cette année contre 4.000 en 2008.

Jean-Luc Dufau demande à ce que le système soit donc entièrement revu. Sinon les chasseurs ne suivront plus. Une problématique dont on a aussi bien conscience chez les agriculteurs comme Denis Lafargue, élu à la Chambre d'Agriculture des Landes. 

Aujourd'hui beaucoup de questions se posent : qui va et qui peut payer ? Aucune compagnie d'assurance ne veut assurer les dégâts de gibier. Les agriculteurs continueront-ils même à être indemnisés ? Des dossiers seront ils prioritaires et sur quels critères ? Impossible de répondre, les responsables se rencontrent régulièrement, des rendez-vous ont déjà eu lieu au ministère de l'Agriculture. Une nouvelle réunion départementale entre syndicats agricoles, fédération des chasseurs des Landes et représentants de l'Etat est prévue le 6 septembre.

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