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Agriculture – Pêche

Haute-Vienne: bientôt des produits laitiers estampillés "87 dans l'assiette"

mercredi 14 mars 2018 à 4:58 Par Alain Ginestet, France Bleu Limousin

L'association "le 87 dans l'assiette", qui regroupe des éleveurs bovins haut-viennois qui travaillent en circuit court, vient de fêter son premier anniversaire. Elle se porte bien et va même élargir sa gamme de produits en accueillant des producteurs laitiers.

Ludovic Duhain, éleveur laitier (à gauche) vient de rallier l'association "Le 87 dans l'assiette" présidée par Régis Desbordes (à droite)
Ludovic Duhain, éleveur laitier (à gauche) vient de rallier l'association "Le 87 dans l'assiette" présidée par Régis Desbordes (à droite) © Radio France - Alain Ginestet

Haute-Vienne, France

L'idée était née il y a trois ans, lors de manifestations d'agriculteurs. Des éleveurs haut-viennois s'étaient alors demandé comment communiquer de façon plus "positive" auprès du grand public. Des opérations ponctuelles baptisées "le 87 dans l'assiette", pour promouvoir les produits locaux, avaient alors été organisées. Avant que vingt-six éleveurs créent l'association du même nom, il y a un an. 

Aujourd'hui, cinq grandes enseignes de distribution* de Limoges et des alentours commercialisent de la viande estampillée "le 87 dans l'assiette", gage de production locale et de meilleure rémunération pour les éleveurs. "Nos vaches sont commercialisées aujourd'hui à 4,75 euros le kilo, contre un prix du marché qui est aux alentours de 4,30 euros. C'est quand même une plus-value qui n'est pas négligeable!" explique sur France Bleu Limousin Régis Desbordes, le Président de l'association "le 87 dans l'assiette". Et le prix de vente final au consommateur n'est pas forcément plus élevé. 

Meilleure répartition des marges

Comment est-ce possible? En fait, c'est le calcul des marges qui a été "inversé", un peu sur le modèle de ce qui a été proposé lors des Etats Généraux de l'Alimentation, fin 2017. "Ce qu'on voulait, c'est que les éleveurs soient rémunérés en fonction du coût de production", explique Régis Desbordes. "Donc c'est une répartition des marges différente, entre les éleveurs, l'abatteur et le magasin. Nous, on dit que nos vaches doivent être payées tel prix pour que l'on puisse se rémunérer (...). _Il ne faut pas que le producteur soit toujours lésé_, c'est un juste retour envers l'éleveur, celui qui garde l'animal le plus longtemps. Il faut bien qu'il vive si on veut qu'il continue à produire" précise le Président de l'association "le 87 dans l'assiette". 

"le 87 dans l'assiette", logo garantissant une production locale et une meilleure rémunération des éleveurs - Aucun(e)
"le 87 dans l'assiette", logo garantissant une production locale et une meilleure rémunération des éleveurs - Association "le 87 dans l'assiette"

A ce jour, "le 87 dans l'assiette" écoule six à sept bêtes par semaine dans cinq enseignes de grande distribution, qui ont accepté de répartir les marges autrement.

Bientôt des producteurs de lait

Cela marche tellement bien qu'une dizaine de producteurs laitiers vient de rejoindre l'association, qui souhaite élargir sa gamme de produits. Ludovic Duhain, éleveur laitier à Beynac, fait partie des éleveurs laitiers qui ont rejoint l'association il y a seulement quelques jours. Ses 70 vaches laitières produisent environ 450.000 à 500.000 litres de lait par an. "On a intégré la démarche car on est à la recherche d'une plus-value. Là, nos coûts de productions dépassent nos prix de vente. Donc on s'est dit: pourquoi ne pas essayer de proposer un produit qui pourrait correspondre à cette démarche". 

Pour l'instant, la rédaction du cahier des charges est en cours et des discussions sont ouvertes avec la Laiterie des Fayes, dont le slogan "ce lait, on sait d'où il vient" écrit en grosses lettres sur la façade de l'établissement, convient il est vrai parfaitement à la démarche...

* Carrefour Boisseuil, Leclerc Limoges, Cora Limoges, Super U Feytiat, Super U Nexon