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Dossier : Générations Agriculteur

Générations agriculteur : le domaine de l'Arbousier à Castries a su se réinventer avec la crise

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Par , France Bleu Hérault

Générations agriculteur, ce mercredi France Bleu Hérault met un coup de projecteur sur tous les métiers en lien avec l'agriculture. Coup de projecteur sur le Domaine de l'Arbousier à Castries : du vin, des concerts, un gîte et des cabanes dans les arbres.

Le domaine de l'Arbousier à Castries propose des hébergements dans des arbres
Le domaine de l'Arbousier à Castries propose des hébergements dans des arbres - l'Arbousier

Pour la première fois depuis sa création, il y a plus de 50 ans, le Salon de l'Agriculture n'aura pas lieu cette année. Il devait débuter le 27 février. Il est annulé à cause de la crise sanitaire. France Bleu Hérault a cependant choisi de mettre en avant cette génération d'agriculteurs toute cette journée de mercredi.

Rencontre avec Nicolas Viguié, le patron du Domaine de l'Arbousier à Castries, un domaine qui produit du vin sur quatre hectares, qui propose aussi des ateliers dégustation, mais aussi de l'éco tourisme avec un gîtes, des cabanes dans les arbres et des concertés l'été. 

"On doit redoubler d'efforts pour pouvoir maintenir une petite activité d'oenotourisme sur le domaine."

Un an de crise sanitaire. Quelles conséquences déjà pour votre activité viticole ? 

Nous, ce qu'on a eu pour la vigne, c'était surtout les problématiques de distribution de vin au domaine, puisqu'on s'est surtout spécialisé dans la vente directe et en étant un peu éloigné d'axes routiers, on a remarqué pendant des confinements, même si on a pu être ouvert, une très grosse baisse de fréquentation du domaine. 

Est ce que, par exemple, les activités, les ateliers de que vous proposez ont pu être maintenues depuis un an ? 

Pendant les confinements, on a dû les annuler et après, on a dû les adapter. Donc, on ne prend pas plus de dix personnes dans un caveau qui fait 80 mètres carrés. On éloigne les groupes par famille en mettant des tables. Donc, on a dû réaménager la façon de travailler. On doit redoubler d'efforts pour pouvoir maintenir une petite activité d'oenotourisme sur le domaine. 

Votre activité tourisme à proprement parler, je pense au gîte, bien sûr, et aux cabanes dans les arbres. Comment ça s'est passé cet été ? Et depuis ?

On a été assez impacté puisqu'on a été fermé pendant le premier confinement et pendant le deuxième confinement également. Donc là, on a perdu beaucoup de réservations qui avaient été déjà prises et on a eu également des problématiques à la sortie du premier confinement à cause du kilométrage.

On avait des gens qui avaient réservé, mais qui venaient de plus de 100 kilomètres, qui ont dû également annuler au mois d'avril/mai. Mais là, on est actuellement ouvert. On a réouvert nos cabanes le 12 février et on a beaucoup de monde pendant les vacances scolaires et donc du coup, ça fonctionne assez bien. 

"On a dû acheter des tables, des poubelles, rajouter des toilettes et prendre des agents de sécurité."

Vous l'avez dit pour les ateliers dégustation, mais c'est peut être valable pour d'autres activités. Il a fallu vous réinventer dans cette crise. 

Alors oui, nous, on a pu faire des concerts pendant cet été, mais il a fallu qu'on achète des tables et des chaises pour maintenir des distanciations entre chaque groupe de personnes. On a dû prendre des agents de sécurité pour surveiller que les gens portent les masques.

On a dû acheter des poubelles pour en avoir davantage, pour que les gens ne touchent pas les couvercles et se contaminent entre eux. On a rajouté des toilettes aussi pour que les gens ne fassent pas la queue sans respecter les distances. C'est des détails qui nous ont été demandés par la préfecture, mais qui nous ont permis de maintenir quelque chose sur l'exploitation. 

Ce sont quand même des investissements. Et est ce que vous aviez ce budget pour ça ?

Alors effectivement, on a fait avec nos moyens. Après, on se dit que c'est des investissements qui vont pouvoir être maintenus dans le temps, être réutilisé après. Avec ou sans Covid les organisations qu'on a pris pour ces soirées là, on a prévu de les maintenir les fois suivantes. C'est du confort pour nos clients.

Donc, c'est des investissements qui vont s'amortir avec le temps. Mais c'est vrai qu'ils n'étaient pas prévus, ce sont des dépenses supplémentaires. Mais c'est le prix à payer pour pouvoir maintenir une activité touristique sur notre domaine. 

"Il faut se réinventer : location de VTT, journées vendanges à la main."

Nicolas Viguié, comment vous voyez l'avenir pour votre domaine de l'arbousier à Castries ? 

Je pense qu'il faut se réinventer. Actuellement, on accueille depuis peu un loueur de VTT électrique qui propose une activité de plein air avec distanciation puisque forcément, les vélos on est distants les uns des autres. Et on va faire beaucoup plus de petits groupes.  Les gros événements vont être plus difficiles à organiser dans les mois qui arrivent. Et du coup, on essaye d'accueillir des groupes de moins de 10 personnes et de redoubler d'efforts pour faire le plus de possible d'activités en extérieur pour essayer d'attirer les clientèles. 

Actuellement, on a fait au mois de septembre dernier des journées vendanges à la main, qu'on n'avait pas fait pendant des années et qu'on a décidé de reprendre. On mettait une famille pas rangée de vignes pour ramasser des raisins et on a proposé cette activité là pour compenser celle qu'on n'a pas pu organiser pendant le printemps. 

Donc, vous avez plein d'idées et finalement, cette crise sanitaire, c'est un mal pour un bien ?

Oui, les livraisons, par exemple, des clients à domicile sont des choses qu'on n'avait pas pensé à faire. La crise a permis que les gens soient chez eux et du coup, c'est plus facile pour organiser des tournées et livrer les gens à leur domicile. Donc, il faut essayer de mettre en place des organisations, nous, en interne, qui soient adaptées aux moments adaptés au confinement et qui répondent à une demande de nos clients.

Mais c'est vrai qu'on essaye d'être imaginatif et d'être réactif aussi par rapport à tout ça, pour maintenir un chiffre d'affaires cohérent et pouvoir aussi continuer à garder nos salariés et à maintenir une activité économique sur notre domaine. 

Le domaine de l'Arbousier emploie cinq salariés à l'année, avec 40 hectares, 1.500 hl de vin par an. 

Nicolas Viguier, du domaine de l'Arbousier à Castries

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